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24 sep 2009 |
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La purification d'une protéine est un processus qui prend plusieurs étapes: extraction initiale, précipitation différentielle, dialyse, chromatographies de divers types, etc. |
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Durant toutes ces étapes, il faut évidemment
éviter de dénaturer la protéine qu'on veut isoler.
Il faut donc utiliser des milieux dont les caractéristiques sont
compatibles avec la stabilité des protéines (pH, force
ionique, osmolarité, sels, antioxydants, etc.). Pour cela on
fabrique certains milieux plus ou moins "physiologiques", comme le PBS
ou le salin, qui possèdent quelques-unes de ces
propriétés. Ainsi, le salin (NaCl 150 mM ou 0.85 %) a une
osmolarité presque physiologique de 300 mOs. On utilise souvent
un tampon destiné à maintenir le pH
(généralement aux alentours de 7.4). Le PBS ("phosphate
buffered saline") contient un tampon phosphate pH 7.4 et
l'osmolarité de la somme de toutes ses composantes est de 315
mOs. Les millieux physiologiques sont discutés dans la section "solutions physiologiques" du SIITUB. |
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(mg) |
(U) |
(U/mg protéines) |
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(%) |
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Homogénat initial |
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1
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Surnageant |
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Fraction 20-50% sat. (NH4)2SO4 |
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Chromatographie d'échange ionique |
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Ce tableau sert à montrer le rôle et l'efficacité de chaque étape dans le processus de purification. Il fait appel à des notions et à des termes précis. Le facteur de purification est le nombre de fois qu'on a pu concentrer l'activité spécifique (par rapport à la première étape) durant chacune des autres étapes de la procédure. Normalement cette valeur est de plus en plus élevée au fur et à mesure des étapes. En effet la purification a justement pour but d'obtenir une protéine de plus en plus pure, ayant donc une préparaion dont l'activité spécifique de plus en plus élevée. Le rendement de la purification est la proportion, en %, de la quantité de la protéine purifiée qui reste par rapport à la quantité initiale. Le rendement diminue à chaque étape puisqu'il est inévitable qu'on ait des pertes de matériel à chacune. Une purification est donc un "compromis" entre le désir d'obtenir une protéine la plus pure possible (facteur de purification élevé) en quantité maximale (rendement élevé). En effet, chaque étape supplémentaire, qui permet d'augmenter la pureté, cause des pertes de matériel, donc diminue le rendement. Au cours d'une purification typique le facteur de purification augmente au fur et à mesure des étapes tandis que, parallèlement, le rendement diminue.
Pour construire un tel tableau, on dose à chaque étape de purification la quantité de protéines totales et l'activité volumique de la protéine en question. Généralement il s'agit d'une enzyme et son activité est exprimée en unités enzymatiques. D'autres unités peuvent servir à définir des protéines sans activité enzymatique. Sachant le volume de chaque fraction, la concentration des protéines totales et l'activité volumique, il devient facile de construire le tableau de purification.
On peut obtenir les valeurs du tableau précédent avec les données suivantes. Pour chacune des fractions qu'on a obtenues lors de la purification, on a mesuré le volume et prélevé des aliquotes pour doser les protéines totales et l'activité de la protéine qu'on voulait isoler. Par exemple, l'homogénat du tableau a un volume de 150 mL et contient 4 mg de protéines/mL et 40 U d'enzyme/mL. Cela permet d'obtenir la quantité de protéines totale (150 mL x 4 mg/mL = 600 mg de protéines totales), l'activité totale (40 U/mL x 150 mL = 6000 U) et l'activité spécifique (6000 U ÷ 600 mg = 10 U/mg). De la même façon on obtient les valeurs des autres fractions. La purification et le rendement se déduisent ensuite facilement. Ainsi pour le surnageant, on peut calculer la purification (25 U/mg ÷ 10 U/mg = 2.5X) et le rendement (3750 U ÷ 6000 U = 62.5%).
création: 99 04 02
modifications mineures:
04 02 04
RF Boyer (1986) Modern experimental biochemistry, Addison-Wesley Publishing Co, Reading (Mass., USA), p. 243-52 (notions de base sur la purification: choix des méthodes, étapes, préparation d'un extrait brut, etc), 252-64 (purification de la lactalbumine).
RL Dryer, GF Lata (1989) Experimental Biochemistry, Oxford University Press, New York.
P Kamoun (1975) Appareils et méthodes en biochimie, Flammarion Médecine-Sciences, Paris,.
J Kling (1997) Scientists Use Various Methods To Tackle Protein Purification, The Scientist 11[14]:14-. [méthodes de purification de protéines, recombinantes ou non, exprimées dans des systèmes in vitro]
M le Maire, R Chabaud, G Hervé (1990) Un modèle d'étude: l'aspartate transcarbamylase, Masson, Paris.
DT Plummer (1987) An Introduction to Practical Biochemistry (3° éd.) McGraw-Hill, London.
NC Price (1992) Techniques for enzymes extraction in R Eisenthal, MJ Danson (éditeurs), Enzymes assays, IRL Press, Oxford, pp. 255-76. [méthodes de purification des protéines avec accent sur les enzymes]
B Osterlund, JC Janson (1997) A strategic approach to protein purification: Part 1, Pharmacia Biotech. 2(3):8-10. [description des stratégies de purification, méthodes de rangement]
K Wilson, J Walker (1994) Principles and techniques of practical biochemistry (4e éd) Cambridge University Press. Oxford.
Didier Gauthier
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