4.3.5 Étude de cas : Pourquoi les collectivités locales françaises s'intéressent elles de plus en plus à la planification et la gestion de leur espace maritime ?

3.1.1 La mer en chansons (suite)

b) Le second trait patent est celui qui associe la mer, aux voyages et à l’aventure. L’océan est un support de découvertes. Il fait rêver. On cherche un ailleurs, un certain exotisme, peut être ce soleil et cette chaleur qui déserte trop souvent les littoraux métropolitains dès que passe l’été. Santiano, la chanson d’Hughes Auffray fait office de référence en la matière : 

« C’est un fameux trois mâts fin comme un oiseau
Hisse et ho, Santiano
Dix huit nœuds, quatre cent tonneaux
Je suis fier d’y être matelot
Tiens bon la vague tiens bon le vent.
Hisse et ho, Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu’à San Francisco. »
(extrait de Santiano d’Hughes Auffray

La chanson rappelle les chants de marins dont le répertoire est encore bien vivant dans certaines régions littorales, en Bretagne notamment. C’est le plus souvent une ode à la marine à voile. On y glorifie la solidarité de l’équipage face aux éléments possiblement déchainés (le vent, les vagues) et on nourrit l’espoir que la navigation apportera fortune ou vie meilleure. On quitte une situation pour un ailleurs meilleur ou l’on part pour retrouver ceux que l’on laisse et à qui on espère rapporter de quoi vivre un peu mieux l’absence de celui qui navigue. 

Dans l’océan pourvoyeur de rêves et d’aventure, le relais est désormais pris par les coureurs transatlantiques ou ceux effectuant des tours du monde à la voile. Bernard Moitessier, à bord de son Josuah, a fait des émules. On pense au chanteur Antoine ou à Alain Chamfort rendant un hommage au skipper Alain Colas, disparu en mer à bord de son Manureva. C’est aussi Renaud, qui dans une chanson très sensible, rend un bel hommage aux navigateurs modernes (et à Hughes Auffray).

« Il est fier mon navire
Il est beau mon bateau
C’est un fameux trois mâts
Fin comme un oiseau
Tabarly, Pageot,
Kersauson et Riguidel
Naviguent pas sur des cageots
Ni sur des poubelles »
(extrait de C’est pas l’homme qui prend la mer de Renaud

Régulièrement la société française se passionne pour les courses à la voile que ce soit à l’occasion de la course du Figaro (entre Golfe de Gascogne, mer d’Irlande et Manche), diverses transatlantiques ou pour le tour du Monde du Vendée Globe tout les 4 ans. La mer est alors course, spectacle. Elle est mise en scène à travers la compétition, une quasi régate planétaire comme lors du dernier Vendée Globe où François Gabart devance Armel le Clé’ach de moins de 6 heures au terme de 78 jours de courses.