4.3.3 Étude de cas : Partie 3 - La gestion des risques naturels littoraux à l’exemple de Wissant et de la Côte d’Opale (Nord-Pas-de-Calais)

2 Un territoire industriel, urbain et touristique caractérisé par une très forte pression anthropique et une importance vulnérabilité aux risques naturels (suite)

Plusieurs épisodes érosifs, concernant en particulier des côtes à falaise (Wimereux, site des Deux Caps) montrent la difficulté de trouver des solutions à long terme pour gérer l’occupation du rivage face aux risques naturels (Meur-Férec et Morel, 20044). La connaissance de l’évolution du trait de côte a été relativement bien étudiée dans les deux dernières décennies. L’érosion côtière est certes très variable d’un secteur à l’autre du rivage -  pour la période 1947-1995 (figure 2), un recul de plus de 100 m en baie de Wissant et une avancée de plus de 100 m sur le rivage de Marck (ENR-OELM, 2000) - mais concerne environ les deux tiers du linéaire côtier régional. Une étude de l’IFEN (2006a5) souligne la tendance à une généralisation de l’érosion sur le littoral du Nord (60%) et du Pas-de-Calais (85%).

Cette figure montre l’évolution du trait de côte en Côte d’Opale entre 1947 et 1995 par segments.

Figure 2. L’évolution du trait de côte en Côte d’Opale, 1947-1995

Source : ENR-OELM, 20006

4Meur-Férec C., Morel V., 2004, L'érosion sur la frange côtière : un exemple de gestion des risques, Natures Sciences et Sociétés, n°12, p. 263-273.
5IFEN, 2006a, Un quart du littoral recule du fait de l’érosion, Le 4 pages, n°113, 4 p.
6Espace Naturel Régional, Observatoire de l’environnement littoral et marin (ENR-OELM), 2000, Diagnostic territorial de la Côte d’Opale, 84 p.