4.3.3 Étude de cas : Partie 3 - La gestion des risques naturels littoraux à l’exemple de Wissant et de la Côte d’Opale (Nord-Pas-de-Calais)

1 Introduction

La réflexion présentée précédemment à l’échelle nationale peut être précisée par une étude de cas à partir de la Côte d’Opale. La Côte d’Opale correspond à une frange côtière de 150 km entre la frontière belge et la baie d’Authie. Partagé entre deux secteurs de côte bien distincts de part et d’autre du Cap Gris-Nez, ce littoral s'ouvre sur deux mers épicontinentales, la mer du Nord et la Manche. Trois grands types de milieux littoraux s’individualisent le long de cette côte : des falaises vives (caps Gris-Nez, littoral du Boulonnais, cap Blanc-Nez), des côtes basses sableuses isolant de l'influence marine des plaines maritimes flamande, de Wissant et picarde,  et des estuaires (Canche, Authie). Sur l’ensemble de ce littoral, l’Homme est partout présent à travers le développement de l’urbanisation dont le principal moteur est le tourisme, le développement de la fonction portuaire et des échanges trans-manche (Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque). À l’échelle mondiale, la Côte d’Opale est intégrée à la seconde façade maritime mondiale, la Northern Range ; une position qui offre des potentialités de développement importantes et diversifiées mais qui exacerbent les concurrences entre les territoires susceptibles d’en bénéficier et les conflits entre les fonctions (protection des milieux, artificialisation par l’urbanisation) et les usages (portuaires, touristiques, industriels, etc.) de la zone côtière, par nature spatialement limitée.