4.3.2 Étude de cas : Partie 2 - Perception/représentation des risques littoraux par les habitants

2.3 Un exemple de biais culturel

Bien des études sociologiques et anthropologiques ont montré que le rapport au risque dépend, entre autres choses, de l’horizon temporel des individus et groupes sociaux. 

Ainsi, de manière générale peut-on dire que la pauvreté et la précarité empêchent l’individu de se projeter loin dans le futur, et donc qu’elles changent sa perception du risque immédiat. Pourquoi se préoccuper des conséquences du changement climatique à 10 ou 20 ans, quand on ne sait comment l’on pourra manger, s’abriter, etc. demain ?

Ou comment se préoccuper des dangers des métaux lourds contenus dans les écrans d’ordinateurs, de l’amiante des bateaux que l’on déconstruit et recycle, des conséquences que le maniement de ces substances dangereuses peut avoir sur sa propre santé ou celle de ses proches quand on habite une région de l’Inde ou de la Chine touchée par le chômage, un quartier particulièrement déshérité, etc. ?