4.3.2 Étude de cas : Partie 2 - Perception/représentation des risques littoraux par les habitants

2 La perception des risques

2.1 La perception du risque

Le risque n’est pas qu’affaire de professionnels, de personnes le calculant de manière rationnelle, il est aussi perçu de manière spontanée par l’individu ordinaire.

Percevoir un risque, c’est être conscient qu’un événement négatif peut arriver et, en plus, lui attribuer – consciemment ou pas – à la fois une probabilité de survenue et une certaine gravité (dommages humains et/ou matériels envisagés).

La perception du risque par un individu est le fruit tout à la fois de ses  connaissances scientifiques (parfois sommaires), des informations reçues (et déformées) en provenance des médias et de son entourage, de ses propres observations (par exemple les repères de niveau d’eau atteint pour le risque d’inondation ou de submersion,…), etc.

C’est un mélange de rationnel et de non rationnel dans lequel interviennent, pour chaque individu, des facteurs multiples tels son milieu social d’origine, celui qui est le sien dans le présent, son parcours scolaire, ses confrontations passées avec le risque, etc.

Si un risque est sous-estimé – c’est-à-dire que l’on sous-estime soit l’aléa, soit l’enjeu, soit les deux (figure 3), on parle alors d’euphémisation ; si le risque est au contraire surestimé – on surestime soit l’aléa, soit l’enjeu, soit les deux (figure 3), on parle dans ce cas de surestimation.

Cette figure montre la différence entre un enjeu objectivé par rapport à un aléa et un enjeu surestimé ou euphémisé.

Figure 3. Sursetimation ou euphémisation d’un risque.

Source : Hervé Flanquart.