4.3.1 Étude de cas : Partie 1 - L’analyse des risques et de leur gestion en géographie

2.1 Les catastrophes 

La catastrophe se définit en fonction de l’ampleur des dégâts aux personnes (préjudices) et aux biens (dommages). C’est la matérialisation brutale de l’impact d’un aléa (naturel, anthropique) sur la société et ses territoires. C’est le passage du risque dans le réel.

Les catastrophes sont d’abord définies pas l’ampleur des pertes humaines : pour les Nations Unies, à partir de 30 décès, on parle de catastrophe. Mais toute catastrophe est un phénomène aux conséquences multidimensionnelles : à côté des préjudices, sont à prendre en compte les impacts économiques (tourisme…), écologiques (pollution, destruction de la faune et de la flore…), culturels (destruction patrimoine historique…).

L’importance d’une catastrophe est appréciée par l’intensité du phénomène naturel, technologique….mesurée à partir de différentes échelles :

  • pour les séismes, échelle macrosismique d’intensité MSK, EMS 92- utilisée en France depuis 1997 et dans les pays européens depuis 1992, elle comprend 12 degrés d’intensité ;
  • l’échelle de RICHTER instaurée en 1935 avec un indicateur qui est une valeur propre du séisme dépendante de la quantité d’énergie dégagée par le foyer du séisme, indépendante du lieu d’observation et des témoignages de la population. C’est une échelle ouverte, croissante selon l’énergie libérée, pas de limites supérieures ou inférieures ;
  • l’échelle de la magnitude est une fonction logarithmique ;
  • l’échelle de Beaufort qui mesure l’intensité des tempêtes ; échelle des incidents nucléaires depuis 1988 en France avec 7 niveaux. Le niveau 7 a été attribué à la catastrophe de Tchernobyl ;
  • l’échelle des violences urbaines avec 8 niveaux…).