4.2.2 Étude de cas : Partie 2 - Aide à la décision publique et évaluation des politiques : évaluation des conséquences économiques des changements climatiques à Sept-Îles, Percé et aux Îles-de-la-Madeleine

3.1 Description du lieu

Les Îles-de-la-Madeleine, situées au milieu du Golfe du Saint-Laurent, était appelée Memquit par les Mikma’q, étaient visitées régulièrement par ceux-ci, puis par les Français, entre autre par Jacques Cartier en 1543. Ce n’est cependant qu’à la suite du Grand Dérangement de 1755 que des Acadiens se sont installés de manière permanente sur l’île. Plus tard, des colons venant des Saint-Pierre-et-Miquelon sont également venus s’installer sur les Îles-de-la-Madeleine. La pêche et la chasse au morse étaient autrefois la base de la subsistance de la population. Aujourd’hui, le tourisme joue un rôle prépondérant dans l’économie des Îles-de-la-Madeleine. Les Madelinots accueillent chaque année environ 54 000 visiteurs et une centaine d’entreprises dépendent directement de cette industrie. Néanmoins, le secteur des pêches demeure la principale occupation des Madelinots, ce qui explique le fort pourcentage des emplois du secteur primaire dans la structure économique locale (18,4 %). 

L’occupation du territoire côtier de la région des Îles-de-la-Madeleine est répartie entre les voies de communication (46,6 %), le secteur résidentiel (6,8 %), la villégiature (5,7 %) et le secteur commercial (3,4 %). Près de 32 % du littoral est encore naturel et sans cadre bâti. Dans cette région, c’est presque exclusivement la route 199 qui se retrouve dans la zone côtière, principalement lorsqu’elle passe sur les dunes. Pour le secteur de Havre-Aubert, l’occupation résidentielle et de villégiature est également importante (environ 18 % de la superficie totale) alors que pour le secteur de Pointe-aux-Loups, cette occupation est presque inexistante. Dans le secteur de Pointe-aux-Loups, les voies de communication occupent près de 75 % du linéaire côtier.

Cette carte montre les Îles-de-la-Madeleine.

Figure 4. Les Îles de la Madeleine.

Source : Savard, 2008.