4.2.2 Étude de cas : Partie 2 - Aide à la décision publique et évaluation des politiques : évaluation des conséquences économiques des changements climatiques à Sept-Îles, Percé et aux Îles-de-la-Madeleine

2.3 Évaluation monétaire du risque

Pour Percé le secteur identifié s’étend sur 19,5 km entre l’Anse-à-Beaufils et l’Anse-du-Nord. On y retrouve des bâtiments d’une valeur de 8,7 millions $ et des terrains de 2,6 millions $. Au total, un actif de 11,3 millions $ est affecté par l’érosion côtière. Le mètre carré de terrain perdu se traduit par une perte de 82,27 $. Par ailleurs, la route 132 et la voie ferrée sont situées au bord de la côte. Avec d’autres infrastructures menacées, le potentiel économique à risque est de 15,5 millions de dollars (Bernatchez et al., 2008).

2.4 Adaptation et intervention 5

À Percé, le retrait autant que la protection sont envisagés comme stratégie d’adaptation. La recharge de plages est pratiquée où possible. En même temps, le déménagement de commerces et d’une portion de la route 132 a été proposé. Pour certains secteurs susceptibles à une érosion rapide, des études géotechniques ont été demandées. 

Sur la Côte de la Baie des Chaleurs, l’érosion est également très visible et nécessite des travaux de consolidation de la route 132 et provoque un rétrécissement des terrains. À Carleton, le CIRADD implique les jeunes de la région dans le suivi et la mesure des taux d’érosion sur les plages et les falaises en collaboration avec l’UQAR.

Gilbert Bélanger, du CIRADD et du CEGEP de Carleton, décrit des méthodes de mesure de l’érosion côtière à Carleton dans la Baie-des-Chaleurs.

Durée : 21 min 57 sec

5 Les mesures d’adaptation et d’intervention ne proviennent pas du rapport de Rioux et al. (2008), mais d’autres sources, principalement Bernatchez et al. (2008) et Savard et al. (2008), qui sont basées notamment sur les délibérations des comités de concertation. La faisabilité technique et économique de celles-ci n’a pas été effectuée dans le cas de la présente étude.