4.2.2 Étude de cas : Partie 2 - Aide à la décision publique et évaluation des politiques : évaluation des conséquences économiques des changements climatiques à Sept-Îles, Percé et aux Îles-de-la-Madeleine

2.1 Description du lieu

Le Gaspésie est une péninsule de 30 000 km2 et d’une population de 100 000 habitants. Avant l’arrivée des Européens, la Gaspésie était habitée par les Mikma’q. Les pêcheurs basques étaient parmi les premiers Européens à visiter la Gaspésie. La Gaspésie a été développée à partir du VIIe siècle essentiellement par des colons français pratiquant la pêche à la morue. Lors du Grand Dérangement, de nombreux Acadiens sont venus se réfugier en Gaspésie. Le moratoire sur la morue de 1992 a été un évènement marquant pour la région. L’économie a dû se diversifier. La pêche s’est tournée vers la crevette, le crabe des neiges et d’autres espèces. Le tourisme s’est développé au XXe siècle suite à la construction du chemin de fer en 1911 et du prolongement de la route côtière en 1929. Aujourd’hui, plus de 500 000 touristes visitent la Gaspésie chaque année. La diminution de la population, les impacts conjoncturels du marché touristique, la diminution de la ressource halieutique, la faible diversité des activités secondaires et la forte saisonnalité des emplois expliquent la fragilité de l’économie régionale.

Cette carte montre une vue satellite de la Gaspésie.

Figure 2. La Gaspésie.

Source : Google Maps, 2013. 

La ville de Percé compte une population d’environ 3 600 habitants. Le site a toujours été́ reconnu pour sa beauté et est un haut-lieu du tourisme. La structure économique de la ville de Percé est dominée par le secteur tertiaire (65 % des emplois). La majorité des emplois de la région dans ce secteur sont étroitement liés à l’industrie touristique. Le parc de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs. L’hébergement et les services de restauration en sont donc les principales sources d’emplois. Le secteur primaire est toutefois bien représenté à l’échelle de la MRC du Rocher-Percé (13,9 % des emplois) comparativement à la moyenne du Québec qui est de 3,2 %.