4.1.1 Partie 1 : L’importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation et le rôle de médiateur des universitaires : les cas de Pointe-du-Chêne, Le Goulet, Shippagan, Bathurst, Cocagne, Grande-digue, Nouveau-Brunswick, Canada

5.3 Plan d’adaptation

Les enquêtes et les délibérations, dans le cadre d’un projet de recherche participative entre l’Université de Moncton et les communautés côtières, ont démontré que la première priorité des habitants de Pointe-du-Chêne était la construction d’un nouveau pont plus élevé. Fort des résultats de cette enquête, la communauté a négocié avec la province du Nouveau-Brunswick la construction d’un nouveau pont, qui a été complété en 2009.

Ces deux photos montrent le nouveau pont de Pointe-du-Chêne par temps normal et lors de la tempête de 2010. L’eau reste à environ deux mètres en-dessous du niveau de la vie.

Figure 11. Le nouveau pont surélevé (gauche). Même lors de la tempête de 2010, il n’a pas été submergé (droite).

Source : (gauche) S. Weissenberger, 2012; (droite) S. Doiron, 2010. 

La deuxième option retenue était la construction d’un système de digues et d’aboiteaux. Un tel système engendrerait cependant des coûts élevés et aurait des impacts environnementaux non négligeables, les citoyens aimeraient donc commanditer une étude plus poussée. L’option de retrait n’est guère envisageable, étant donné que Le Goulet est situé sur une péninsule déjà largement construite. Au-delà des investissements en infrastructures, les mesures administratives et éducatives ont été évoquées : un zonage plus restrictif pour décourager l’établissement de constructions dans les zones à risque ainsi que la sensibilisation et l’éducation de la population par rapport aux risques côtiers et aux mesures d’adaptation..