4.1.1 Partie 1 : L’importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation et le rôle de médiateur des universitaires : les cas de Pointe-du-Chêne, Le Goulet, Shippagan, Bathurst, Cocagne, Grande-digue, Nouveau-Brunswick, Canada

5.1 Contexte

Pointe-du-Chêne est située, comme son nom l’indique, sur une pointe entre la Baie de Shédiac et le détroit de Northumberland. Le village est un lieu de villégiature depuis la première moitié du 20e siècle, lorsque Pointe-du-Chêne était le terminus du European and North American Railway et une escale des hydravions de la Pan-Am. La vocation récréative de Pointe-du-Chêne se réalise aujourd’hui surtout à travers la plage de Parlee, qui attire autour d’un demi-million de visiteurs, non seulement de Moncton, mais aussi d’autres parties du Canada ainsi que des États-Unis.

Cette photo noir et blanc des années 1930 montre l’amerrissage d’un hydravion.

Figure 9. Hydravion Pan-Am dans les années 1930.

Source : http://www.shediac.com/pointeduchene/historique.htm 

Les inondations représentent un problème majeur à Pointe-du-Chêne, exposée de trois côtés aux ondes de tempête. La plage de Parlee, quant à elle, souffre d’une érosion continue. Chaque année, la plage doit être reconstituée. Jusqu’à un millier de camions de sable sont déversés sur la plage pour compenser les pertes dues à l’érosion. Le rôle économique de cette plage, qui accueille presque un demi-million de visiteurs par an, est capital pour la région. Pointe-du-Chêne accueille en tout 900 000 visiteurs par année.

Ces deux photos montrent les lignes d’érosion sur la plage de Parlee.

Figure 10. Érosion clairement visible à la plage de Parlee à l’automne 2011. Les structures d’accès ont été construites plus tôt la même année.

Source : S. Weissenberger, 2012. 

Les tempêtes ont causé des dégâts dans le passé. En 1868, une tempête mémorable détruisit une partie du quai et de la station ferroviaire. En 1924, une autre tempête détruisit le quai et l’usine Paturel. Les tempêtes plus récentes de janvier et octobre 2000 ont causé des dommages de 2,6 millions de dollars dans le district de Beaubassin, endommageant 81 résidences et 181 chalets.