4.1.1 Partie 1 : L’importance de la participation citoyenne à l’élaboration de plans d’adaptation et le rôle de médiateur des universitaires : les cas de Pointe-du-Chêne, Le Goulet, Shippagan, Bathurst, Cocagne, Grande-digue, Nouveau-Brunswick, Canada

3.3 Plan d’adaptation

Initialement, Le Goulet envisageait la construction d’un mur de 5 km pour les protéger de l’érosion et avaient mandaté déjà en 2002, une firme de consultants pour estimer les coûts, qui auraient été de plus de trois millions de dollars. Après la tenue de groupes de discussion les participants ont modifié leur point de vue pour une approche prudente, proposant de déménager les 30 maisons du lieu du littoral à haut risque vers des terres plus hautes. En effet, le mur proposé n’offre qu’une protection relative contre les inondations et ne peut pas enrayer la contamination et l’intrusion de l’eau salée. La construction d’aqueducs et d’un égout sanitaire municipal auraient coûté plus de 14 millions de dollars à la municipalité. L’infiltration de l’eau des marais aux extrémités du village a été le principal argument pour le changement de cap d’une approche basée sur la protection vers une approche basée sur le retrait. Ce changement de scénario n’est cependant pas encore accepté par l’ensemble de la communauté. Un travail d’information et de délibérations publiques reste donc encore à accomplir afin de décider d’une démarche d’adaptation faisant consensus au sein de la communauté. La majorité des citoyens sont cependant en faveur d’un zonage de la Commission d’Aménagement de la Péninsule Acadienne (CAPA) empêchant la construction de maisons dans la zone à risque. Lors des consultations, la première priorité d’investissement en adaptation était ainsi de faire un relevé LIDAR en vue d’établir des cartes de risque d’inondation, ce qui a pu être effectué depuis.