3.3 Adaptation à l'échelle mondiale

Auteur : Sebastian Weissenberger

En comparant les stratégies d’adaptation d’un certain nombre de pays, on s’aperçoit que les trois principales approches énumérées plus haut –  la protection, l’accommodement et le retrait – sont toutes adoptées, variant selon les circonstances de pays, et souvent de manière non-exclusive. Ainsi qu’on peut s’y attendre, la protection est surtout favorisée dans des pays affluents et en présence d’un capital bâti important sur la côte, comme dans le cas de Londres ou de Venise. L’accommodement est pratiqué dans des pays moins riches et lorsque l’utilisation du territoire permet d’adapter celle-ci à des conditions changeantes. Le Bangladesh est un bon exemple en ce sens. Le retrait est rarement envisagé de manière volontaire ou proactive. Certains petits États insulaires, comme Tuvalu, du fait de leur situation géographique, se résignent à l’inéluctabilité du retrait, qui dans leur cas est synonyme d’abandon du territoire. Cependant, dans certains pays industrialisés comme les Pays-Bas, qui misent par ailleurs surtout sur la protection, un retrait planifié de certaines régions particulièrement difficiles à protéger, fait désormais partie de la stratégie d’adaptation aux risques d’inondation.