2.2.2 Augmentation du niveau de la mer, phénomènes météorologiques extrêmes et risques d’inondation

Le danger de l’augmentation du niveau de la mer pour les zones côtières réside dans une multiplication des épisodes d’inondation plutôt que dans une submersion graduelle de la côte. Le phénomène d’érosion côtière est lui aussi fortement corrélé aux tempêtes et aux surcotes plutôt qu’au niveau moyen de l’océan. Or, une augmentation légère du niveau de la mer peut mener à une augmentation importante des risques d’inondation, puisqu’il y a un effet de seuil (hauteur des protections ou des infrastructures côtières) (figure 6).Si une augmentation de l’amplitude des ondes de tempêtes s’ajoute à l’augmentation du niveau de la mer, le risque en est d’autant plus accru.

Ce graphique montre l’effet de seuil du risque d’inondation suite à une légère augmentation du niveau de l’eau.

Figure 6. L’effet de seuil en présence d’une augmentation du niveau de la mer.

Source : S. Weissenberger, 2012.

La notion de risque est reliée à celle de probabilité. Pour les tempêtes et les inondations, cette probabilité est souvent exprimée en temps de retour. Ainsi, une tempête de 1000 est une tempête d’une ampleur qui risque statistiquement de se produire une fois tous les 1000 ans. Cela veut dire que sa probabilité pour chaque année est de 1/1000. De manière intuitive, le temps de retour est souvent confondu avec une fréquence (London Assembly, 2002), donnant un faux sentiment de sécurité si l’on suppose qu’une fois un évènement majeur s’est produit, il n’y en aura pas d’autres pour 1000 ans (temps de retour de l’événement hypothétique), ce qui n’est bien sûr pas vrai.