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La classification des animaux

L a plupart des animaux peuvent être classé en deux différentes classes, celle des vertébrés et celle des invertébrés. Les vertébrés possèdent une colonne vertébrale en plus d'avoir des organes sensoriels bien développés. Leur encéphale est enfermé dans une structure squelettique appelée crâne. La plupart des vertébrés possèdent aussi un squelette qui soutient deux paires d'appendices : les nageoires ou les membres. Leur squelette est constitué d'une substance osseuse dure, d'une substance cartilagineuse flexible ou d'une combinaison des deux. De plus, les vertébrés ont un système circulatoire fermé où un cœur fait circuler le sang pour nourrir les cellules du corps. La plupart des vertébrés se reproduisent par voie sexuée et ont un sexe, soit mâle ou femelle. Le sous-embranchement des vertébrés comprend sept classes, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les ostéichthyens, les chondrichthyens et les agnathes.

Mammifères Tétrapodes (4 pieds), poumons, fécondation interne, possèdent des poils Humains, écureuils, ours, souris…
Oiseaux Tétrapodes, plumes, poumons, fécondation interne, grande acuité visuelle Hiboux, aigles, bruants, pingouins…
Reptiles Tétrapodes, poumons, fécondation interne, peau écaillée Serpents, lézards, tortues, crocodiles…
Amphibiens Larves aquatiques, adultes terrestres, fécondation externe, poumons ou respiration par la peau Salamandre, grenouille, crapaud…
Ostéichthyens 1 Poissons osseux, mâchoires, fécondation externe, branchies, eau salée et douce Truites, perches, thons…
Chondrichthyens 1 Poissons cartilagineux, mâchoires, vertèbres, branchies, fécondation interne, bonne acuité sensorielle Requins, raies…
Agnathes Vertébrés sans mâchoires, squelette cartilagineux, corde dorsale, fécondation externe ou interne, eau salée ou douce Lamproies, myxines…
1 Les ostéichthyens et les chondrichthyens peuvent être regroupés sous le nom de poissons.

Les invertébrés ne possèdent pas de colonne vertébrale et représentent 95 % des animaux sur terre. Les insectes, les crustacés et les mollusques font partie des invertébrés. L'embranchement des mollusques comprend les escargots, les huîtres, les palourdes, les moules et environ 50 000 espèces. La plupart vivent dans la mer et ont un corps mou recouvert d'une coquille. Les mollusques ont un pied pour permettre leurs mouvements, sont unisexués donc possèdent les gonades mâles et femelles.

L'embranchement des arthropodes comprend entre autres, les crustacés, les araignées et les insectes. Les crustacés se retrouvent dans les mers et les étangs, sont recouverts d'un squelette externe et ont des appendices spécialisés. Ils possèdent un système circulatoire ouvert et sont unisexués. Les homards, les écrevisses, les balanes, les crabes, les crevettes, les cloportes et les perce-oreilles sont des crustacés.

Les araignées ont huit pattes par rapport aux insectes qui en ont six. Leur tête est soudée à leur thorax et ils ont deux appendices buccaux appelés pédipalpes. Ceci les distingue des crustacés et des insectes qui ont des mâchoires appelées mandibules. La segmentation des insectes et des crustacés démontre aussi une différence de structure avec les araignées.

Les insectes vivent dans presque tous les habitats terrestres, en eau douce ou dans les airs. Le corps des insectes se divise en trois parties : la tête, le thorax et l'abdomen. Chez beaucoup d'insectes, une ou deux paires d'ailes sont reliées au thorax et leur permettent de voler. Ils ont eux aussi un système circulatoire ouvert et sont recouverts d'un squelette externe. Les coccinelles, les mouches, les moustiques, les abeilles, les fourmis, les sauterelles, les puces et les papillons en sont des exemples.

Moustique
Moustique
Crabe
Crabe
Moules
Moules 
Salamandre
Salamandre
Écureuil
Écureuil
Gros bec errant
Gros bec errant
Lamproie
Lamproie
Tortue
Tortue
Truite
Truite
Araignée
Araignée

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Les animaux des marais du Nouveau-Brunswick

L es marais sont importants pour les animaux puisqu'ils produisent la nourriture à la base de la chaîne alimentaire. De plus, à cause de leur emplacement, les marais offrent un lieu de protection pour diverses espèces. Les animaux les plus communément retrouvés dans les marais du Nouveau-Brunswick sont :
les oiseaux qui se nourrissent d'insectes, de mollusques, du plancton ou de petits poissons et qui trouvent refuge dans les marais. Les principales espèces retrouvées sont les grands hérons bleus, les carouges à épaulettes, les bruants chanteurs, les bruants des marais, les parulines jaunes, les bruants à queue aiguë et les troglodytes des marais; Héron
Notonecte les insectes des marais qui se nourrissent de débris organiques, de moustiques, de moucherons et de petits insectes. Les espèces retrouvées sont les moustiques des marais, les demoiselles, les libellules, les notonectes, les coryses, les patineurs et les gyrinides;
des poissons et des mammifères qui sont parfois rencontrés dans les marais. L'épinoche à neuf épines est un poisson fréquemment retrouvé dans les marais du Nouveau-Brunswick tandis que le rat musqué est le mammifère le plus présent. Rat musqué

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Le développement d'un poisson

L es poissons sont des animaux à sang froid qui respirent à l'aide de branchies. Pour se reproduire, quelques espèces déposent leurs œufs dans l'eau tandis que d'autres donnent directement naissance à leurs petits. Toutefois, puisque moins d'énergie est dépensée dans la ponte des œufs, ce mode de reproduction est favorisé par plusieurs espèces. Un nombre élevé d'œufs est libéré dans l'eau et ceux-ci devront traverser divers stades avant d'atteindre l'âge adulte. Les jeunes doivent se nourrir et se cacher des prédateurs, deux facteurs qui limitent le nombre de survivants.

La fécondation chez les saumons se fait habituellement de façon externe et les jeunes développés ressemblent beaucoup à leurs parents, mais sont de plus petite taille. La fécondation a lieu dans l'eau où la femelle pond ses œufs qui seront fécondés par le mâle. La femelle saumon creuse un trou avec sa queue où elle libère des ovules et le mâle les recouvre de spermatozoïdes. La femelle recouvre alors les œufs de cailloux afin de les protéger. On appelle la période de reproduction " le frai ".

Les œufs éclosent de quelques semaines à quelques mois plus tard (habituellement trois mois chez les saumons) et les jeunes (alevins) développent le mode de vie des adultes. Les alevins demeurent sous les cailloux où ils se nourrissent à l'aide d'un sac vitellin attaché à leur corps. Lorsqu'ils sont assez grands (saumoneaux), ils se nourrissent de divers organismes comme les petits animaux aquatiques, les larves d'insectes et les escargots.

Ils vivent parfois trois années dans la rivière avant de se rassembler en bancs et de se remettre à nager en direction de la mer. Ils s'adaptent lentement à leur nouveau lieu de vie : la mer. Souvent, lorsque les adultes sont prêts à se reproduire, ils retournent au cours d'eau où ils ont été fécondés, en le reconnaissant grâce à son odeur.

Reproduction du saumon
1)oeufs 
2)alevins 
3)tacon 
4)saumoneau 
adulte 

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La métamorphose chez les insectes

L e développement des insectes s'appelle la métamorphose et comprend habituellement quatre étapes de croissance : l'œuf, la larve, la nymphe et l'insecte adulte. Cependant, trois types de développement se retrouvent chez les insectes. Le développement sans métamorphose se produit chez moins de 1 % des insectes. Dans ce type de développement, l'œuf passe directement au stade adulte. Treize pour cent des insectes se développent par métamorphose incomplète : l'œuf se transforme en larve avant de devenir adulte. Toutefois, le développement le plus fréquent (chez 87 % des insectes) est la métamorphose complète (œuf, larve, nymphe, adulte).

Les quatre étapes de croissance de la métamorphose complète sont très différentes.

  • L'œuf est composé d'une seule unité, compacte, fixée par la femelle sur une bonne source de nourriture. C'est à l'intérieur de l'œuf que la cellule résultant de la fécondation se développe pour former la larve. Ce processus nécessite environ dix jours.
  • La fonction primaire de la larve est sa croissance qu'elle réussit en se nourrissant constamment. La larve croît de façon exponentielle et, lorsqu'elle atteint la maturité, son poids est beaucoup plus élevé que celui de l'œuf. La larve ne ressemble pas beaucoup à l'insecte adulte.
  • La larve cesse de se nourrir, la nymphe devient immobile et la préparation du papillon débute. La fonction primaire du papillon est la reproduction; donc ses organes reproducteurs doivent se développer de même que son cerveau, ses yeux et ses ailes. La nymphe est attachée au substrat et entourée d'un cocon.
  • L'insecte adulte émerge de la nymphe, complètement formé. Celui-ci doit concentrer son temps à la reproduction de son espèce.

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Les avantages des marais

Les marais sont des écosystèmes très productifs et ils exercent un rôle primordial dans la chaîne alimentaire. Puisque les marais sont situés à l'endroit où la terre rencontre la mer, les espèces qu'on y retrouve sont exposées à l'eau à différents moments de la journée et de l'année.

Les marais sont fertiles puisque :

  • ils reçoivent des nutriments de la terre ferme;
  • l'action des marées contribue à la circulation rapide des nutriments et aide au déplacement des substances nuisibles;
  • les activités de photosynthèse sont très efficaces dans l'eau peu profonde, ce qui encourage la croissance des plantes. Ces plantes meurent, se décomposent et forment les nutriments retrouvés à la base de la chaîne alimentaire. Ces nutriments sont déposés dans la couche de boue du marais et à marée haute, ils sont distribués dans l'eau, répondant par exemple aux besoins alimentaires des moules, des crabes de roches et des crevettes de sable.

Les marais constituent un lieu de protection contre les prédateurs pour plusieurs espèces (les poissons juvéniles, les mollusques et les crustacés). Ce milieu protégé leur permet de croître sans être gênés par les prédateurs et d'arriver à maturité. À cette taille, les espèces sont pêchées, ce qui crée des emplois importants dans la région ainsi qu'une source de nourriture pour les gens.

Les marais constituent aussi un site de migration important pour la sauvagine ainsi qu'un lieu d'arrêt pour d'autres espèces d'oiseaux.

Avantages des marais

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Les étapes de développement d'une grenouille

Les espèces animales ont un cycle vital qui comprend quatre stades fondamentaux : la naissance, la croissance, la reproduction et la mort. La plupart des animaux ont une reproduction sexuée, basée sur l'union d'une cellule mâle à une cellule femelle.

La grenouille est un amphibien, ce qui veut dire qu'elle passe la première partie de sa vie dans l'eau et sa vie adulte sur la terre ferme. Au printemps, la femelle grenouille libère ses ovules dans l'eau douce tandis que le mâle libère des spermatozoïdes. Des milliers d'œufs se développent et éclosent deux semaines plus tard pour produire des têtards qui respireront à l'aide de branchies. Plusieurs seront mangés par des poissons et des oiseaux.

Le têtard se modifie graduellement au cours des trois prochains mois. Ses pattes arrières se développent, suivies de celles de devant. Sa bouche s'agrandit, ses poumons se forment et finalement, sa queue disparaît.

La plupart des grenouilles atteignent la maturité trois années plus tard, moment où ils libèrent leurs œufs. Les grenouilles adultes peuvent vivre 15 ans.

Grenouille

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Les vers de terre

Le corps des vers de terre est formé de petits anneaux et peut atteindre de 9 à 30 cm de longueur. Ils respirent de l'oxygène à l'aide des vaisseaux sanguins qui se retrouvent à la surface de la peau. Pour se déplacer et se nourrir, les vers de terre rampent en alternant la contraction de deux groupes de muscles. Ils se nourrissent de racines et d'animaux en décomposition et d'organismes vivants comme les nématodes, les protozoaires et les bactéries. Un ver de terre peut consommer jusqu'à un tiers de son poids total chaque jour. Les vers constituent une ressource alimentaire importante pour les serpents, les oiseaux, les taupes, les crapauds et les renards puisqu'ils sont riches en protéines.

Chaque ver de terre possède les organes reproducteurs mâles et femelles. Ainsi tous les vers de terre peuvent s'accoupler ensemble. Les œufs forment un cocon qui prend de trois semaines à cinq mois à éclore selon la température, l'humidité du sol et l'espèce. Les vers de terre nécessitent de dix à 55 semaines pour atteindre la maturité et peuvent vivre près de six années.

L'activité des vers de terre est bénéfique pour le sol. Ces invertébrés créent une porosité permettant la circulation de l'air et de l'eau ainsi que la pénétration plus facile des racines. Les vers de terre contribuent aussi au drainage des sols ce qui réduit le ruissellement et l'érosion.

En agriculture, l'activité des vers a des répercussions importantes puisqu'ils ont une forte influence sur la fertilité. Cette fertilité dépend du taux de décomposition de la litière végétale et de remise en circulation de ses composantes. Les vers augmentent l'incorporation de la matière organique au sol, ce qui améliore son rendement.

Vers de terre

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Les oiseaux du bord de la mer

Les oiseaux du bord de la mer ont des caractéristiques spécialement adaptées à leur mode de vie. Ils ont de longues pattes, un bec allongé pour saisir des invertébrés, de longues ailes et un corps fuselé adapté au vol rapide sur de longues distances.

Dès le début du printemps, plusieurs espèces arrivent et la nidification commence. L'habitat varie des zones marécageuses à des milieux plus secs. La femelle pond habituellement quatre œufs au cours d'une période de cinq jours et l'incubation est souvent assurée par le mâle et la femelle. Les œufs éclosent trois semaines plus tard et la femelle arrête de s'en occuper avant même que les petits aient des plumes. Les jeunes entreprennent la migration seuls, après le départ des adultes.

Plusieurs oiseaux du bord de la mer entreprennent de longues migrations vers le sud pour échapper au long hiver d'ici. Pour franchir cette longue distance, les oiseaux doivent accumuler une grande réserve d'énergie sous forme de graisse corporelle. L'été, les oiseaux retournent au Nouveau-Brunswick en empruntant souvent une route différente de celle qu'ils ont suivie pour gagner le sud. Il est fréquent que les mêmes oiseaux retournent dans les mêmes régions ou reprennent leurs aires de nidification chaque année. Les déplacements des oiseaux sont loin d'être faits au hasard et chaque individu vient à connaître plusieurs endroits qui lui procureront gîte et nourriture à différents moments de l'année.

Les oiseaux du bord de la mer les plus souvent retrouvés au Nouveau-Brunswick sont le goéland argenté, le cormoran à aigrettes, le grand héron bleu, la bernache du Canada, le sterne pierregarin, le martin-pêcheur, le canard, le chevalier, le bécasseau et le pluvier kildir.

Kildir

Kildir
Héron

Héron
Martin pêcheur

Martin Pêcheur
Goéland

Goéland
Bécasseau

Bécassseau
Canard col vert

Canard
Bernache

Bernache
Chevalier

Chevalier

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Les oiseaux des forêts du Nouveau-Brunswick

L a présence d'oiseaux dans nos forêts dépend de plusieurs facteurs qui affectent leur qualité de vie. Par exemple, l'habitat doit être propice à l'espèce, la nourriture doit être facilement disponible et l'oiseau doit pouvoir survivre au climat. Les actions humaines ont aussi une influence sur les espèces d'oiseaux habitant nos forêts. Les forêts sont de plus en plus coupées, obligeant le déplacement des oiseaux et parfois, ceux-ci ne peuvent plus choisir un bon habitat. Cependant, plusieurs espèces d'oiseaux sont encore présentes dans les forêts du Nouveau-Brunswick. Les plus communes sont celles qui sont présentées dans le tableau suivant. Plusieurs de ces espèces sont bien connues de la plupart des gens, soit grâce à leur chant ou à la couleur de leur plumage.
Troglodyte des forêts

Troglodyte des forêts
Tourterelle triste

Tourterelle triste
Roselin pourpré

Roselin pourpre
Paruline à tête cendrée

Parulin à tête cendrée
Merle d'Amérique

Merle d'Amérique
Gros-bec errant

Gros-bec  errant
Gélinotte huppée

Gélinotte huppée
Geai bleu

Geai bleu
Épervier brun

Épervier brun
Colibri à gorge rubis

Colibri à gorge rubis
Bec-scie couronné

Bec-scie couronné
Grand-duc d'Amérique

Grand-duc d'Amérique
Pygargue à tête blanche

Pygargue à tête blanche
Jaseur des cèdres

Jaseur des cèdres
Mésange à tête noire

Mésange à tête noire
Petite Buse

Petite Buse
Pic maculé

Pic maculé
Moucherolle à ventre jaune

Moucherolle à ventre jaune

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Les animaux menacés du Nouveau-Brunswick

D e plus en plus d'espèces disparaissent de la planète et du Canada suite à une perte importante d'habitats. Les espèces susceptibles de devenir en voie de disparition si rien n'est fait pour contrer les facteurs les menaçant sont dites menacées. Les espèces en voie de disparition sont des espèces sauvages qui, de façon imminente, risquent de disparaître du pays ou de la planète.

Au Nouveau-Brunswick, diverses espèces sont menacées et elles sont protégées par la Loi provinciale sur les espèces menacées d'extinction qui existe depuis les années 1970. Depuis ce temps, certaines des espèces protégées se sont multipliées et ont réussi à survivre tandis que d'autres ont continué leur déclin

  • Aigle à tête blanche
  • Faucon pèlerin
  • Orfraie
  • Pluvier siffleur
  • Pie-grièche migratrice
  • Canard arlequin

Certains mammifères sont aussi menacés d'extinction au Nouveau-Brunswick :

  • Loup-cervier
  • Rainette versicolore
  • Tortue des bois
  • Satyre fauve des Maritimes
  • Marsouin commun
  • Baleine noire
  • Tortue Cuir
  • Cougar


Rainette
Rainette

Il est important de protéger ces espèces puisque leur disparition peut entraîner des conséquences sur les écosystèmes et dans les chaînes alimentaires.
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Les animaux l'hiver

L es animaux utilisent divers moyens pour survivre aux longs hivers du Nouveau-Brunswick. Diverses adaptations leur permettent soit d'hiberner, de migrer ou de continuer à vivre à l'extérieur durant tout l'hiver. Les animaux doivent adopter ces comportements puisque la nourriture est plus difficile à trouver l'hiver et qu'il fait très froid.

Plusieurs mammifères mangent beaucoup et engraissent avant l'hiver afin que leur corps se couvre d'une couche de lard qui les protège du froid. Certains font des provisions pour avoir de la nourriture durant l'hiver, tandis que d'autres dorment pendant la saison froide. Ceux-ci s'endorment à la fin de l'automne et se réveillent au printemps, comme la marmotte, le porc-épic et la chauve-souris. Ils hibernent. Leurs cachettes sont tapissées de mousse ou de feuillage et peuvent être dans un terrier, le creux d'un arbre ou dans un grenier. Lorsque les journées commencent à être plus froides et moins longues, les animaux reconnaissent le signal du sommeil. Leur corps se refroidit à la température de leur abri et leur sommeil devient profond. Les animaux qui hibernent respirent à peine, leur cœur bat très lentement et ils maigrissent.

Abri

Certains animaux n'adoptent pas le même moyen pour survivre l'hiver. Ceux qui n'hibernent pas modifient la couleur de leur fourrure afin de se cacher des prédateurs et de ne pas être aperçus par leur proie. L'été, ils sont de la couleur des roches et des branches; l'hiver ils deviennent blancs.

La plupart des insectes de notre région produisent seulement une génération par année. Les adultes peuvent être aperçus à un moment de l'année, et l'hiver les insectes passent à un stade de dormance. Ce stade est passé selon l'espèce, sous forme de larves, de nymphe ou d'adulte. Il est souvent nécessaire pour les insectes, de subir un stade de dormance à basse température. De plus, plusieurs espèces ne peuvent compléter leur développement que si elles sont exposées au froid.
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Les abris des animaux sauvages d'ici

L es animaux sont les êtres vivants les plus rapprochés des humains. Ils habitent différents milieux, mais se retrouvent principalement dans des terriers, cachés dans la forêt ou dans le creux des arbres. Cependant, certaines espèces réussissent à survivre sans trop se cacher de leurs prédateurs.

Au Nouveau-Brunswick, certains animaux retrouvent leur abri dans un terrier ou dans un creux dans la terre. Les plus communs sont la taupe du Canada, la moufette, le renard roux, la marmotte du Canada et le tamia rayé (suisse). Souvent, ces terriers sont tapissés de mousse, d'herbes ou de feuillage pour garder les animaux au chaud. Les animaux sortent pour se procurer de la nourriture, sans toutefois s'éloigner de leur terrier. L'hiver, plusieurs de ces espèces hibernent dans leur terrier.

D'autres espèces habitent dans la forêt ou dans les régions boisées où ils se procurent leur nourriture. La chauve-souris, le porc-épic, le lièvre d'Amérique, le cerf et l'orignal sont à l'abri dans les forêts. Certaines espèces d'oiseaux font leurs nids sur les branches d'un arbre ou dans un creux de l'arbre. Le geai bleu et le grand héron construisent souvent leur nid fait de petites branches, de mousse, de lichen et de brins d'herbe, dans un conifère. Le pic mineur creuse un trou, qui servira au nid, habituellement dans un arbre mort. De même, le raton-laveur et certaines chauves-souris habitent le creux des arbres.

Certaines autres espèces comme le pluvier kildir, la bernache du Canada et la sterne pierrregarin nichent dans de simples dépressions dans le sol, parfois recouvertes de brindilles ou de cailloux.Certaines autres espèces comme le pluvier kildir, la bernache du Canada et la sterne pierrregarin nichent dans de simples dépressions dans le sol, parfois recouvertes de brindilles ou de cailloux.

Abris
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Les caractéristiques des animaux
(mammifères et oiseaux) qui permettent leur adaptation

D ifférents facteurs influencent la distribution des organismes sur la terre comme la température, l'eau, la lumière, le vent, les roches, le sol et les perturbations périodiques. La sélection naturelle a produit diverses adaptations aux valeurs extrêmes pour permettre aux organismes de survivre. Cependant, aucun organisme ne peut tolérer toute l'étendue des conditions écologiques.

Pour faire face aux contraintes du milieu, les organismes ont acquis des structures et des mécanismes physiologiques. Un organisme survit et se reproduit dans un milieu où il tolère les variables écologiques.

  • Adaptations pour faire face à des changements de température :
    les mammifères possèdent des couches de graisse et de fourrure qui les aident à retenir la chaleur. Ils possèdent deux mécanismes pour augmenter la vitesse de production de la chaleur : l'augmentation de la contraction musculaire et l'action des hormones (adrénaline, thyroxine). Les mammifères se refroidissent par vaporisation (perdent de l'eau par la surface des voies respiratoires et à travers la peau) et ont des réactions comportementales (changer de lieu - aller à l'ombre, se baigner). Les oiseaux sont recouverts de plumes qui agissent comme d'excellents isolants. De plus, leur sang chaud au centre du corps circule et réchauffe le sang froid de leurs extrémités (échangeur thermique à contre-courant). Les oiseaux se refroidissent aussi par vaporisation en haletant.
  • Conservation de l'eau :
    les reins des mammifères ont la capacité de concentrer l'urine afin de conserver l'eau nécessaire à leur survie. L'urine des rats-kangourous, habitant dans les déserts, est très concentrée tandis que celle des castors est diluée. Ils excrètent leurs déchets sous forme d'urée pour perdre moins d'eau. Chez les oiseaux, les reins se spécialisent dans la concentration d'urine, mais ne peuvent pas la concentrer autant que les mammifères. Ils excrètent leurs déchets sous forme d'acide urique pour conserver l'eau.
  • Les oiseaux ont aussi des adaptations à leur nourriture :
    les oiseaux n'ont pas de dents mais utilisent leur bec pour manger. Le bec est utilisé pour trouver la nourriture, la saisir, la tuer et la préparer pour être avalée. Le bec, fait de kératine, prend une variété de formes convenant aux régimes alimentaires des oiseaux. Selon les diverses espèces, le bec peut être aplati de côté ou au-dessus, très long, courbé vers le haut ou vers le bas. Les pattes des oiseaux sont aussi adaptées à leur régime alimentaire. En plus de leur permettre de se tenir debout, de saisir des objets et de nager, les pattes servent à frapper les proies ainsi qu'à les tuer pour se nourrir.

Les photos qui suivent présentent différents becs des oiseaux qui sont spécialisés pour se nourrir de graines, de proies animales, le nectar et d'invertébrés dans le sable. De plus, des photos de pattes d'oiseaux indiquent leurs diverses utilisations comme se tenir sur les branches, nager et déchirer des proies.
Bec-graines
Bec graines
Bec-proies
Bec proies
Bec-vers
Bec vers
Bec-nectar
Bec vers 
Patte-nageurs
Pattes nageurs
Pattes-proies
Pattes proie 
Pattes-arbres
Pattes arbres

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Chaîne alimentaire dans les étangs

L a chaîne alimentaire représente le transfert de la nourriture entre les différents niveaux trophiques (1) dans les écosystèmes. Habituellement, on retrouve plus d'une chaîne alimentaire dans chacun des écosystèmes. Les espèces retrouvées dans ces écosystèmes se nourrissent à différents niveaux de la chaîne alimentaire. L'énergie et les nutriments sont transmis d'un organisme à l'autre, à mesure qu'ils s'alimentent. En général, environ deux tiers de la matière organique consommée par un consommateur servent à la respiration cellulaire où les molécules nutritives sont dégradées en déchets et en chaleur. Le reste de la matière organique est absorbé par le consommateur secondaire qui est mangé par le consommateur tertiaire, qui, dans les étangs, peut être un poisson ou un oiseau
Chaîne alimentaire dans les étangs

1 Un niveau trophique est composé de l'ensemble des espèces d'une communauté selon leur principale source de nourriture.

Étang

Les étangs sont des étendues d'eau calme qui sont petites et situées dans des perturbations naturelles. La végétation et la faune des étangs forment un réseau complexe d'alimentation nommé chaîne alimentaire. Dans un étang, les principaux producteurs, soit les plantes vertes, constituent la première maille de la chaîne et sont mangés par les larves d'insectes, les moules et les vers. Ces derniers sont la nourriture des grenouilles, des poissons d'eau douce comme l'anguille, des oiseaux de rivage et des petits rongeurs comme le rat musqué.
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Chaîne alimentaire dans la zone intertidale

L e soleil, source de toute la vie sur terre, est le premier maillon de la chaîne alimentaire. La chaîne alimentaire suit un processus délicatement balancé et chaque élément a sa place désignée. Les nutriments sont créés dans les océans, consommés par les végétaux, qui sont consommés par les herbivores, mangés par les carnivores jusqu'à la consommation par les humains. Les humains se retrouvent au sommet de la chaîne alimentaire, puisqu'ils sont des consommateurs, mais ils ne sont pas consommés.

Les végétaux puisent, dans le sol, les éléments nutritifs qu'ils transforment à l'aide de l'énergie solaire et qu'ils utilisent pour leur croissance. Ils sont les producteurs. Les herbivores consomment ces végétaux et sont donc les consommateurs primaires. Ceux-ci sont alors consommés par les carnivores qui sont des consommateurs secondaires.

Plusieurs consommateurs primaires se nourrissent de la même espèce végétale et un consommateur primaire peut manger plusieurs espèces végétales. Ceci se produit aussi dans les différents niveaux trophiques (un niveau trophique est composé de l'ensemble des espèces d'une communauté selon leur principale source de nourriture). Seulement 10 % de l'énergie consommée d'un niveau à l'autre de la chaîne alimentaire est transférée à l'autre niveau. Quatre-vingt-dix pourcent de l'énergie est perdue à chacun des niveaux.

La zone intertidale est la zone du littoral découverte à marée basse et couverte à marée haute. Dans cette zone, les algues et les plantes aquatiques font la photosynthèse et sont les producteurs primaires. Le phytoplancton se nourrit d'algues et constitue donc le consommateur primaire. Le zooplancton (consommateur secondaire) se nourrit de phytoplancton et est consommé par les poissons, les moules ou les vers (consommateurs tertiaires). Certains poissons sont mangés par d'autres poissons plus gros ou encore par des oiseaux de rivage comme les grands hérons bleus (consommateurs quaternaires).

Chaîne alimentaire dans la zone intertidale

Chaîne alimentaire dans la zone intertidale

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La vie d'une plante (ses parties et leurs fonctions)

L es plantes à fleurs ont des durées de vie très variées : de quelques mois à quelques siècles. Le coquelicot germe, fleurit, fait des graines et meurt en une année et cette plante est " annuelle ". D'autres plantes nécessitent deux années pour accomplir le même processus et sont dites " bisannuelles " tandis que les " vivaces " vivent plusieurs années. Les arbres feuillus comme les érables et les bouleaux sont connus comme des plantes à fleurs.

La fleur des plantes à graines contient les organes reproducteurs de la plante, organes nécessaires à la production de graines. L'anthère renferme les grains de pollen qui abritent les cellules mâles. L'ovaire est la partie dans laquelle se développent les ovules, cellules femelles. Afin de produire des graines, la pollinisation doit avoir lieu. Elle a lieu lorsque les grains de pollen, libérés par les anthères, sont transportés par le vent ou les animaux et se posent sur le stigmate. Le grain de pollen peut atteindre la même fleur, une autre fleur de la même plante ou une fleur d'une autre plante. Le tube pollinique du grain de pollen s'enfonce dans le carpelle et déverse ses deux spermatozoïdes dans le sac embryonnaire. Il y a alors fécondation et formation d'un embryon. De la nourriture pour l'embryon se constitue ainsi qu'un tégument autour de la réserve de nourriture.

Suite au développement de l'ovaire, le fruit de la plante se développe et favorise la dissémination des graines par le vent ou les animaux. Si les graines tombent sur un sol humide, elles germent et forment une nouvelle génération. Le cycle de développement de la plante à fleurs recommence.

La vie d'une plante

Les plantes survivent grâce à l'eau et aux sels minéraux du sol, qui voyagent des racines jusqu'aux extrémités des tiges et des branches. La racine est formée de cellules tubulaires qui conduisent l'eau, les sels minéraux et les sucres. Pendant le jour, les feuilles recueillent et emmagasinent l'énergie du soleil, que la plante utilise pour former des sucres. Les sucres fabriqués forment la sève élaborée qui circule des feuilles jusqu'aux zones vitales.
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Les plantes à fleurs des forêts du Nouveau-Brunswick et leur valeur médicinale

D urant plusieurs siècles, les plantes ont constitué l'unique source de médicaments pour l'être humain. Elles lui furent souvent nuisibles, mais nos ancêtres ont appris à connaître et à utiliser celles-ci pour leur bien-être. Encore aujourd'hui, les plantes servent de médicaments pour les humains et peuvent être retrouvées dans les marais, les champs, les prairies et les bois.

Certaines plantes à fleurs retrouvées dans les forêts ont une valeur médicinale.
Le fraisier comestible est une plante herbacée produisant de petites fraises. Retrouvé dans les champs, les prairies et les bois, ses diverses parties ont une valeur médicinale. Les feuilles et les racines du fraisier servent à préparer un thé contre la diarrhée ; elles sont aussi astringentes (assèchent les tissus) et ont des propriétés diurétiques (contre l'hypertension artérielle). Le fraisier peut être employé dans le traitement d'hémorragies intestinales, d'obstruction des reins et du foie et du rhumatisme. Fraise
Trèfle Le trèfle rouge est abondant dans les prairies, les clairières des bois, les champs et les fossés. La plante entière est utilisée pour ses propriétés médicinales. Une infusion ayant des propriétés expectorantes (aide au rejet des sécrétions des poumons) peut être préparée avec cette plante pour traiter les cas de coqueluche et de bronchite. Les fleurs peuvent servir à traiter les rhumes ou comme sédatif. Le trèfle peut aussi traiter les impuretés du sang et les spasmes.
Le bleuet (genévrier commun) se retrouve dans les pâturages, les rochers et les clairières des forêts. Les aiguilles et les rameaux ont une valeur médicinale ainsi que les fruits à la fin de l'été. Les aiguilles servent de purgatif (substance à action laxative) dans les cas de flatulence (accumulation de gaz) et de coliques (violente douleur abdominale). De plus, cette plante sert dans le traitement de conjonctivites, des inflammations des reins et des rhumatismes. Bleuet
Verge d'or La verge d'or, plante vivace à fleurs jaunes, pousse dans les pâturages et les clairières des bois. Récoltée au moment où les fleurs s'ouvrent, elle a été employée pour guérir les vieux ulcères, les maladies des reins et de la vessie et contre la dysentérie (maladie infectieuse bactérienne provoquant une colique).

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La vie des plantes à fleurs

es plantes assurent la survie de la plupart des organismes vivants qui en dépendent pour leur alimentation. Les plantes sont les seuls êtres vivants à utiliser la lumière du soleil pour fabriquer leur propre nourriture. Les plantes à fleurs comptent environ 250 000 espèces qui ont des fleurs, produisent des graines qui se développent à l'intérieur d'une couche protectrice, l'ovaire et se transforment en fruit.

Les plantes à fleurs dépendent de la pollinisation pour leur reproduction. Elles ont des formes séduisantes et des couleurs éclatantes pour attirer les insectes qui assurent le transport de petits grains de pollen des étamines d'une plante au pistil d'une autre plante. Ceci assure la fécondation et la formation de graines pour la reproduction.

La pollinisation est assurée par le vent ou l'eau, mais les principaux pollinisateurs sont les insectes qui sont attirés par la couleur des fleurs et par le nectar, nourriture retrouvée dans les fleurs. Le nectar se trouve au centre de la fleur, à la base des pétales. En butinant d'une fleur à l'autre à la recherche de nectar, l'insecte dépose les grains de pollen qu'il transporte sur différentes fleurs, assurant ainsi la pollinisation de la fleur. Les abeilles, les bourdons, les syrphes et les papillons sont les principaux pollinisateurs.

La vie d'une plante

Après la pollinisation, la fleur doit être fécondée pour produire des fruits et des graines. Le grain de pollen et l'ovule fusionnent pour former l'embryon qui se transformera en graine. L'ovaire produit alors un fruit contenant une ou plusieurs graines, selon l'espèce. Le fruit, qui entoure et protège les graines, tombe, s'envole ou est mangé et dissémine ses graines. Les graines peuvent être transportées sous les pieds des animaux ou des humains, avalées, digérées et retournées au sol par les animaux ou transportées par le vent. Si la graine tombe dans un endroit approprié, elle germe et l'embryon qu'elle contient se transforme en un jeune plant.
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Par Joanne Langis, B.Sc. (Université de Moncton)
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