Université de Moncton, Littoral et vie, Cap-Pelé








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Vie économique

Pêche et économie

La diminution des pêches.

La diminution des pêches dans les Maritimes est un problème majeur puisque celles-ci représentent le revenu de plusieurs résidents côtiers. Ce document est surtout consacré à la pêche au homard, aux pétoncles et au hareng puisque ces espèces sont les plus importantes dans la région de Cap-Pelé.


Le homard

La biologie du homard

Le homard vit sur une variété de substrats combinés : boue, limon et même roche. Le type d'habitat littoral le plus commun est constitué de roches et de pierres sur un substrat de sable.

Au printemps, le homard se déplace vers les eaux peu profondes pour se reproduire ou faire éclore ses œufs. Les larves éclosent de juillet à septembre et elles sont planctoniques (en suspension dans l'eau). Elles demeurent dans la phase planctonique de trois à six semaines. La durée de leur phase planctonique dépend de la température. Elles sont donc très sensibles durant ce stage de leur vie. Ensuite, il faut attendre de 6 à 9 ans avant que le homard n'atteigne la taille légale minimale et ces âges varient beaucoup dépendant des conditions du milieu (CCRH, 1995).

Pour plus de détails sur la biologie du homard, visitez le site
http://www.crewdog.net/lobsterpage/

La pêche au homard est considérée comme la plus importante pour le pêcheur de Cap-Pelé, étant donné sa grande contribution économique. Les données de la pêche au homard recueillies de 1945 à 1981(cliquez pour voir le graphique 1), par M. Gérard Cormier, un ancien pêcheur de Cap-Pelé, et, de 1982 à 1998(cliquez pour voir le graphique 2) par M. Joseph G. Cormier, pêcheur contemporain, démontrent que cette pêche a connu des hauts et des bas au cours des années.

En observant les données de la pêche au homard entre 1945 et 1981(cliquez pour voir le graphique 3), on remarque que, de 1947 à 1951, il y a eu une grande augmentation du nombre de homards pêchés. Ce nombre de homards est demeuré haut jusqu'au début des années soixante et a ensuite diminué vers le milieu et la fin des années soixante. Une suggestion pour expliquer cette diminution est que le homard était trop pêché pendant les années cinquante (Stasko, 1980). Par contre, cette observation doit être examinée de plus près (Stasko, 1980).

Si on observe les données de la pêche au homard de M. Joseph G. Cormier entre 1982 à 1998(cliquez pour voir le graphique 2), on remarque que, pendant le milieu des années quatre-vingt, la saison de pêche au homard était très bonne. Par contre, celle-ci diminue depuis. Pourquoi cette diminution ? Il est assez difficile de répondre à cette question. Certains pêcheurs pensent qu'il y a surpêche. Un pêcheur en particulier a mentionné durant une entrevue que les règlements sont souvent faits pour protéger les pêcheurs mais qu'ils devraient au contraire être mis en place pour la conservation du homard (communication personnelle d'un pêcheur).

Dans un document écrit en 1995 par le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCRH), on explique que la conservation de la ressource homard préoccupe certaines personnes mais que d'autres estiment que cette ressource ne pose aucun problème. Une des suggestions faites dans le document du CCRH est qu'il faut prendre des mesures de conservation pour réduire le taux d'exploitation et augmenter la ponte afin que la situation du homard s'améliore (CCRH, 1995).

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Les pétoncles

Cette pêche est également à la baisse. Chaque année les pêcheurs remarquent une diminution indésirable du nombre de pétoncles (communication personnelle d'un pêcheur). Un grand nombre de pêcheurs participe à la pêche aux pétoncles dans un petit territoire. Il y a quelques années, la pêche aux pétoncles est devenue de plus en plus populaire en raison de la diminution du nombre de homards (Stasko, 1980). De même, de nos jours, de gros efforts sont mis sur la pêche aux pétoncles avec de gros équipements. Les dragues à pétoncles sont lourdes et assez larges (16 pieds). Donc, certains pêcheurs semblent penser que les pétoncles sont surpêchés (communication personnelle de pêcheurs). Ce facteur contribue possiblement à la diminution de la pêche aux pétoncles. Par contre, d'autres facteurs doivent être considérés; par exemple, la température de l'eau et la composition du substrat (du fond). La survie des larves diminue en présence de hautes températures (19°) ainsi que celle des adultes (20°-22°) (Jamieson, 1978). De même, les pétoncles semblent préférer un substrat composé de gravier ou de sable à un substrat vaseux. Le Détroit de Northumberland est plutôt vaseux (Jamieson, 1978). Donc, sur ce type de substrat, on peut retrouver des particules de vase en suspension créées par des tempêtes ou du dragage concentré. Ce facteur peut finir par réduire les chances de survie des petites pétoncles car ces particules de vase en suspension peuvent les étouffer.

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Le hareng

La pêche au hareng a connu de graves problèmes durant les années cinquante et soixante. Premièrement, durant les années cinquante, des événements importants ont affecté cette pêche. Les forêts, dans le nord-est de la province, près du système de la rivière Miramichi ont été vaporisées avec du DDT ( un pesticide), ce qui a fini par causer un taux de mortalité important dans la vie aquatique (Messieh, 1978). De même, durant les années cinquante, le hareng a été affecté par une maladie, ce qui a causé une grande réduction dans la production des larves. (Messieh, 1978.

Durant la fin des années soixante et le début des années soixante-dix, de gros bateaux appelés des seineurs ont commencé à pêcher le hareng dans le Golfe du St-Laurent. Ils pêchaient au printemps, à l'été et à l'automne et ils capturaient des harengs de toutes grosseurs. La pêche au hareng était donc très exploitée et les pêcheurs côtiers ont remarqué une diminution. Le hareng se rend à la côte pour frayer. Alors, puisque les seineurs n'étaient pas limités par des règlements sévères au sujet du débarquement du hareng dans le Golfe du St-Laurent, plusieurs poissons ne pouvaient probablement plus se rendre à la côte pour frayer (communication personnelle des pêcheurs). À la fin des années soixante-dix, les seineurs ont perdu leur droit de pêcher dans le Golfe du St-Laurent et les pêcheurs côtiers ont remarqué que le hareng a commencé à augmenter graduellement.

De nos jours, les seineurs ont de nouveau le droit de pêcher dans le Golfe du St-Laurent mais ils sont soumis à des règlements.

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Par Wendy Bourque, B.SC., (St. FX U)
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