Histoire des mutants

 

Géraldine - économiser l'électricité
Mark - économiser l'énergie

Denis - éteindre son ordinateur et les lumières
Campbell - éteindre les lumières et l'écran de son ordinateur
Octavie - économiser l'énergie et moins utiliser de papiers essuie-tout
Eileen - économiser l'énergie et moins utiliser de papiers essuie-tout
Connie- économiser l'électricité et l'eau

Carrie - économiser l'électricité et l'eau
Élisabeth - économiser l'eau dans la douche
Jocelyne - économiser l'eau
Fortin - économiser l'eau

Lauren - économiser l'eau
Jack - économiser l'eau et moins utiliser de papiers essuie-tout
Judy - économiser l'eau et moins utiliser de papiers essuie-tout
Amélie - économiser l'eau et réduire les déchets dans son lunch
Annie - réduire les déchets dans son lunch et dans ceux de ses enfants

Marguerite - réduire les déchets dans son lunch
Marie - acheter des cadeaux désirés et utiles
Conrad - réduire l'achat de produits suremballés
Roger - réduire l'achat de produits suremballés et l'utilisation de l'auto
Samuel - augmenter l'efficacité de sa fournaise
Renée-Mai - diminuer l'utilisation de son auto, réutiliser, composter
Kathy - marcher au travail et moins utiliser de papiers essuie-tout
Josy - compostage à la maison et à l'école

 

 


Géraldine (une enseignante)

Géraldine a choisi d'essayer d'économiser l'électricité en fermant les lumières dont elle n'avait pas besoin dans la maison. Puisque c'était au mois de décembre, elle a trouvé cela difficile parce qu'il y avait beaucoup de lumières d'allumées pour les fêtes. Elle a quand même fait des efforts pour éteindre les lumières au deuxième étage de sa maison. Avec deux enfants qui se promènent partout sur les étages, Géraldine se sent obligée de leur rappeler souvent d'éteindre les lumières car ils ne sont pas très conscients de l'importance d'économiser de l'énergie.

Ce qui l'a incitée à choisir ce nouveau comportement est l'influence de sa mère qui lui disait toujours de fermer la lumière en sortant d'une pièce. Par ailleurs, c'était un geste qu'elle pensait être assez facile à poser.

Ce qui rend difficile le fait de poser ce geste, selon Géraldine, ce sont les préoccupations de la vie : " On est toujours pressé, la vie est vite. On est toujours en train de faire les choses vite - nettoyer, faire le ménage, travailler ". Il y a aussi le fait qu'il est difficile d'arrêter quelque chose qu'on a toujours fait et de prendre une nouvelle habitude.

Lorsqu'elle ferme les lumières, cela lui donne un peu de satisfaction. Elle pense qu'il est impossible de toujours faire ce geste mais que le fait de changer des petites actions contribue à un plus grand changement.

Ce qui lui a donné le goût de poser les gestes pour aider l'environnement c'est le fait qu'elle a toujours aimé faire du jardinage et le fait d'avoir commencé des activités de verdissement à son école.

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Marie (une enseignante)

Marie faisait déjà plusieurs actions pour l'environnement, mais elle voulait essayer un nouveau comportement. Elle a choisi de ne plus acheter de cadeaux jetables et inutiles. Elle essaie depuis quelques années de toujours acheter des cadeaux désirés et utiles. Donc, cette année cela a été un défi, pour elle, de faire en sorte que tous ses cadeaux de Noël soient ainsi.

Puisque Noël approchait et qu'elle n'avait pas beaucoup de temps pour trouver des cadeaux utiles auxquels les personnes attacheraient une valeur, elle a trouvé cela difficile et encore plus difficile lorsqu'elle devait acheter un cadeau pour une personne qu'elle connaissait moins bien.

Marie a ressenti des émotions positives lorsqu'elle a réussi à trouver des cadeaux susceptibles d'être appréciés.

Sa mère l'a influencée et motivée. Cette dernière faisait toujours des efforts pour ne pas acheter des objets inutiles et superflus. Maintenant elle comprend pourquoi on doit agir ainsi. De plus, son travail est dans le domaine de l'environnement. Elle travaille avec les enfants dans la forêt où elle leur parle de la valeur de cette dernière. Elle pense qu'il est important de vivre ce que l'on dit et d'apprendre tout en enseignant. Lorsqu'elle était petite, Marie allait dans des camps d'été et sa mère l'emmenait faire des randonnées pédestres. Plus tard, elle a travaillé au même camp. Elle a un Baccalauréat ès Arts en environnement.

Ses expériences avec la nature, comme les solos vécus pendant sa jeunesse et pendant l'atelier sur le changement climatique, l'ont aussi influencée.

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Denis (un enseignant)

Suite à la formation sur le changement climatique, Denis a choisi d'éteindre son ordinateur à chaque soir. Cela est désormais devenu une routine pour lui. Puisqu'il a associé le moment où il sort son chien le soir au moment de fermer son ordinateur, il oublie rarement son action et ce n'est pas vraiment difficile pour lui.

Il a commencé à faire cette action parce que, pour lui, c'était important de ne pas gaspiller l'électricité parce que ça coûte cher. Ainsi, il est contre les différentes formes de gaspillage que ce soit l'électricité ou le papier. À l'école, il y a des enseignants qui laissent les lumières allumées tout le temps. Denis n'aime pas ça parce que, pour lui, c'est un gaspillage d'argent et que la commission scolaire n'est pas riche. Pour sa part, lorsque Denis sort d'une salle, il éteint les lumières et il ferme la porte comme le lui demandaient ses parents quand il était jeune. Il essaie de le faire tout le temps. Quand il quitte la classe avec ses élèves pour aller à la musique, à l'éducation physique ou à la bibliothèque, il demande à la dernière personne qui quitte la pièce de fermer les lumières et la porte.

Parce qu'il fait quelque chose pour l'environnement, Denis trouve son geste positif. Il le fait aussi dans sa classe. En effet, chaque soir, il demande à un élève d'éteindre l'ordinateur. Il a aussi expliqué aux enfants pourquoi il fait ça et pourquoi il est important de le faire à tous les jours. Les enfants ont trouvé que c'était une bonne idée. Et certains le font chez eux.

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Élisabeth (une enseignante)

Élisabeth avait d'abord décidé de calculer les émissions de CO2 de sa voiture, mais elle n'a pas trouvé d'information à ce sujet. Alors, elle a décidé d'éteindre l'eau lorsqu'elle se savonnait dans la douche. Elle avait l'habitude de prendre un bain mais elle n'aimait pas gaspiller l'eau. Ce nouveau comportement a été difficile car sa baignoire qui n'est pas entourée de murs est munie d'une douche téléphone. Elle a trouvé un moyen de réussir et elle le fait depuis le premier atelier sur le changement climatique (1 mois). Puisqu'elle baisse la température de sa maison, cela a été un peu difficile au début parce qu'il faisait très froid. Toutefois, Élisabeth a pris l'habitude de prendre sa douche ainsi. Elle y voit des avantages. Elle passe beaucoup moins de temps dans sa douche ce qui lui permet d'avoir du temps pour faire autre chose, et en plus, elle conserve de l'énergie. Son comportement est devenu vraiment automatique et maintenant, elle n'y pense plus. Élisabeth va essayer d'aménager sa salle de bain pour y installer une douche ordinaire.

Comme elle faisait déjà plusieurs gestes pour l'environnement, ce nouveau comportement s'ajoute simplement aux autres.

Puisqu'elle pense beaucoup à l'environnement et que son geste est positif, ça ne la dérange pas d'avoir froid dans la douche. Ayant vécu en Grèce, elle a pris l'habitude de conserver l'eau dès l'âge de 4 ans puisque ce pays connaît une pénurie d'eau. Ayant beaucoup voyagé, elle a observé les conditions dans les pays pauvres, ce qui l'a rendue plus consciente du gaspillage et de la nécessité du recyclage. La visite récente d'un ami, impressionné par ses gestes, l'a aussi motivée.

Il n'y a personne autour d'elle qui l'a aidé dans son nouveau comportement. Elle est la personne la plus sensibilisée de son entourage et elle les influence par ses comportements environnementaux. Haut

 


Amélie (une enseignante)

Amélie voulait réduire les déchets (emballages) dans sa boîte à dîner. Elle a trouvé ce geste difficile parce qu'elle se levait un peu tard les matins et qu'elle manquait de temps (elle faisait du co-voiturage avec son père qui était pressé). Toutefois, les contenants de plastique prenaient beaucoup de place dans son sac d'école. Quand elle a vu que ceci ne marchait pas tellement bien, elle a décidé de réduire les emballages dans sa boîte à dîner une ou deux fois par semaine seulement. Pour compenser, elle a changé un peu sa décision en essayant de réduire sa consommation d'eau par des douches moins longues.

Elle croit que c'est la culpabilité qui l'a amenée à compenser une activité par une autre. Elle a au moins essayé de continuer un peu son action de réduction des emballages et de se garder motivée dans l'espoir qu'éventuellement ça aille mieux.

Ce qui l'a motivée à essayer de nouveaux comportements est le fait que l'environnement l'a toujours beaucoup intéressée. Inscrite au cours, elle a trouvé intéressant et encourageant d'entendre et de constater que plusieurs personnes posaient ce genre d'action. C'était motivant pour elle de voir qu'elle n'était pas la seule à essayer de faire un changement et que tout le monde travaillait ensemble.

Les gestes posés lui ont fait ressentir de la fierté. Quand elle n'agissait pas, elle se sentait un peu coupable, car elle savait que cela avait des effets néfastes sur l'environnement. Donc, à chaque fois qu'elle posait un geste, elle se félicitait, car elle avait l'impression de faire sa part pour l'environnement.

Durant les sessions de formation, elle a beaucoup aimé l'activité du continuum avec M. Gérard Man L'Occasion et Mme Huguette Passe-Partout. Cette activité lui a appris qu'on n'a pas besoin d'être extrémiste. Bref, il ne s'agit pas de changer complètement son mode de vie, mais de petites choses. Faire sa part peut faire une grosse différence.

Sa mère écoute beaucoup ce qu'elle dit à propos de l'environnement et elle veut participer davantage. C'est la membre de sa famille qui est la plus prête à s'engager avec elle.

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Conrad (un enseignant)

Suite à la formation, Conrad a vu que le suremballage était quelque chose qu'il voulait essayer de réduire. Il a décidé d'éviter d'acheter des aliments suremballés. Il a trouvé ça un peu difficile parce que tout est emballé au magasin. Pour régler ce problème, il achète des choses en plus grandes quantités, comme une plus grosse boîte et ainsi il aura besoin d'en acheter moins souvent. Puis, il s'est dit qu'il allait essayer de calculer ses émissions de CO2. Toutefois il ne s'est pas vraiment donné la peine d'aller voir sur l'Internet pour essayer de trouver des formules pour arriver à effectuer le calcul.

Il a commencé à essayer ce nouveau comportement parce qu'en venant aux sessions de formation sur le changement climatique, il a réalisé que la Terre avait certains problèmes et qu'avec les petites actions qu'il pouvait poser, il pouvait aider. Il a réalisé qu'il pouvait faire sa part, qu'il pouvait encourager les autres à faire de même et que peut-être qu'à un moment donné on arriverait à régler la situation. Conrad faisait déjà du recyclage tel que demandé par sa municipalité.

Il a trouvé ça un peu difficile de diminuer l'achat de choses emballées parce que tout est emballé. Par exemple, lorsque qu'il est allé manger chez Subway, l'employé a emballé son sous-marin dans un papier ciré, ensuite dans un autre papier et il l'a mis dans un sac de plastique. Conrad aurait bien pu leur dire qu'il le voulait non emballé, mais il ne sait pas si l'employé aurait accepté.

Lorsqu'il pose ce geste, il sent qu'il essaie de faire son possible et, donc, il est content de ce qu'il fait. Il est content parce qu'il voit qu'il essaie de faire quelque chose et même si ça n'aboutit pas à des choses énormes, au moins, il fait sa part.

Durant les ateliers sur le changement climatique, Conrad a aimé l'activité avec les cartons où il devait classifier les problèmes atmosphériques. Il a trouvé cela très bien et il pense qu'il pourrait utiliser cette activité en classe avec ses élèves.

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Octavie (une enseignante)

Son nouveau comportement à la maison est de fermer les lumières, l'ordinateur et la télévision. Ceci se déroule assez bien. Elle l'oublie parfois, mais c'est certainement mieux qu'auparavant. Son nouveau comportement avec ses élèves de la maternelle est d'essayer d'éliminer l'utilisation des papiers essuie-tout et d'employer des guenilles pour nettoyer les mains et les tables. Alors, elle a encouragé les enfants à utiliser des guenilles. Elle trouve que ça marche bien parce que les enfants aiment laver.

La formation reçue durant les sessions sur le changement climatique l'a forcée à s'arrêter et à réfléchir à tout ce qui se passe. Elle a reçu beaucoup d'informations à propos de l'effet de serre, des causes et des impacts du changement climatique. Elle a fait des lectures pour le travail réalisé pour le cours. Tout cela lui a permis de prendre conscience du problème du réchauffement de la terre. Avant le cours, elle pensait que c'était la responsabilité du gouvernement ou des autres de résoudre les problèmes environnementaux. Suite à sa formation, elle a vraiment compris que c'est à chacun de faire sa petite part pour qu'il y ait des choses d'accomplies.

Ce fut un peu difficile pour elle de changer ses habitudes à la maison, par exemple, de fermer la télévision lorsqu'elle ne l'écoutait pas, mais ce ne fut pas une grosse difficulté. Pour changer une habitude, il faut faire un peu plus d'efforts au début et c'est plus difficile. Mais, plus on le fait, plus ça devient une autre bonne habitude.

Elle se sent fière d'elle lorsqu'elle respecte son engagement. Le fait qu'elle se sente plus coupable qu'avant quand elle pose des gestes qui ont un impact sur l'environnement l'incite à adopter de nouveaux comportements. Son manque de connaissances n'est plus une excuse.

L'activité de marche à la Dune de Bouctouche lors du cours et les explications sur la fragilité de l'écosystème l'ont fait réfléchir encore plus et lui ont fait comprendre que chacun doit faire sa part pour réaliser des changements.

Il y a dans son école quelques personnes qui sont plus préoccupées par l'environnement, qui font du compostage et qui en discutent. Ces personnes encouragent Octavie à faire sa petite part.

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Samuel (un enseignant)

Samuel a une fournaise au bois dans sa maison. Il voulait que son installation soit efficace aux plans énergétique et environnemental. En faisant sa recherche, il a réalisé que sa fournaise n'était pas énergétiquement efficace. Donc, il a fait certaines modifications. Il a trouvé ça difficile parce que ça a été coûteux, mais, jusqu'à maintenant, il a fait la plupart des ajustements nécessaires.

Ce qui l'a motivé à essayer ce nouveau comportement, c'est d'abord des raisons économiques, plus qu'environnementales, car il voulait diminuer les coûts du chauffage à l'huile. Toutefois, grâce à la recherche qu'il a fait dans ce cours, il se sent encore plus efficace envers l'environnement.

Ce qui est difficile dans le changement qu'il a choisi, c'est le coût des modifications réalisées et aussi la nécessité continuelle d'approvisionner cette fournaise afin d'éviter que le chauffage à l'huile ne démarre. Il veut éviter cela autant pour des raisons économiques qu'environnementales. Car, dit-il, l'huile, c'est coûteux et polluant.

Il ressent des émotions très positives en posant ce geste. Il a vraiment l'impression de contribuer en récupérant du bois pour le chauffage. (Il ramasse des arbres et des souches. Il a même récupéré le bois d'une grange qu'il a démolie et tout le bois qui n'est pas bon va dans la fournaise). En faisant sa recherche dans le cadre du projet, il a appris que les grosses chaudières permettent de recycler le bois de construction, les écorces et, qu'au lieu de les envoyer dans les sites d'enfouissement, on peut les brûler. Il a un peu d'émotions négatives quand la combustion dans sa fournaise n'est pas bonne car il sait qu'alors il pollue.

Le fait qu'il soit à l'Île-du-Prince-Édouard dans un programme de surveillance des déchets (Waste Watch) lui a donné le goût de faire plus attention. Il a beaucoup apprécié les discussions durant les ateliers sur le changement climatique. Les informations qu'il a retirées des discussions l'ont aidé énormément. Les idées des autres lui ont donné le goût d'essayer des choses dans sa classe. Il a aimé le fait que les questions des participants étaient toujours bien reçues par les animateurs et que leurs interventions étaient respectées.

Ses enfants qui lui font penser aux générations futures, l'incitent à poser des gestes pour aider l'environnement. Il est un peu déçu de l'héritage de la génération des " baby-boomers ". Ses enfants sont pour lui une source d'espoir. C'est l'amour qu'il éprouve pour eux qui l'incite à accomplir des actions environnementales. Quand il va au Marché des fermiers, il voit beaucoup de personnes qui sont motivées et qui vendent des produits organiques.

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Annie (une enseignante)

Annie a choisi dans la liste des actions qu'elle croyait devoir améliorer. Elle a décidé de réduire la quantité de déchets dans son dîner et dans les dîners de ses enfants. Elle a aussi encouragé son mari à éteindre les lumières à la maison. Elle trouve que ses essais de nouveaux comportements vont bien. Ce n'est pas vraiment quelque chose qu'elle a soudainement essayé. Elle est consciente de l'environnement depuis longtemps et elle croit que chaque personne peut faire une différence.

Poser des gestes pour l'environnement lui procure de la fierté. Selon elle, si on prend la décision de commencer, il faut persister et il est important d'avoir des personnes autour de soi qui font la même chose, comme les membres de la famille. Il est parfois difficile pour elle de respecter son engagement quand elle est fatiguée, mais elle veut que les choses qu'elle essaie de changer deviennent une habitude.

Les ateliers sur le changement climatique lui ont permis de réaliser qu'il y a d'autres personnes qui font des choses pour l'environnement et qu'elle n'est pas la seule. Les résultats seront donc multipliés. Les ateliers l'ont aussi incitée à se questionner. Elle a fait beaucoup de recherche suite au premier atelier et ça l'intéresse.

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Jocelyne (une enseignante)

Jocelyne voulait essayer d'économiser l'eau pendant qu'elle fait la vaisselle et qu'elle prend sa douche. Auparavant, quand elle faisait la vaisselle, elle mettait de l'eau chaude dans son évier et y déposait la vaisselle. Souvent, elle s'en allait faire du ménage dans une autre pièce et lorsqu'elle revenait à sa vaisselle, elle se rendait compte que son eau avait refroidi et qu'elle devait en ajouter pour la réchauffer. En plus, elle laissait couler l'eau afin de rincer le savon. Elle voyait que ça gaspillait beaucoup d'eau. Elle a essayé de trouver de nouvelles techniques telles qu'utiliser un bac en plastique qu'elle remplit et dans lequel elle rince sa vaisselle. Cela s'est amélioré, mais parfois elle a l'impression que la vaisselle s'accumule et alors elle nettoie vite sa vaisselle en laissant couler l'eau. Elle se dit alors qu'elle doit revenir à son habitude

En ce qui concerne la douche, au lieu d'en prendre une de 12 à 15 minutes, elle réussit maintenant à y passer 5 minutes de moins. Elle relaxe autant mais elle diminue le " niaisage " . Elle prend aussi sa douche avec sa fille. Lorsqu'elle a terminé, elle fait couler le bain et sa fille s'y amuse. Elle a réalisé que le fait d'accomplir cette action 2 à 3 fois par semaine était trop. Elle l'a donc réduit à une fois par semaine.

Ce qui a motivé Jocelyne à essayer ce nouveau comportement est sa constatation qu'il y a des endroits dans le monde où les gens n'ont pas accès à l'eau facilement alors qu'elle, elle la gaspillait. Ce choix était pour elle quelque chose de facile. Elle a même pensé à s'acheter un lave-vaisselle. Au lieu de laver 3 à 4 fois par semaine, elle ferait seulement un lavage par semaine.

Parfois il est difficile de penser à économiser l'eau parce qu'on vit dans un monde de consommation et d'abondance. Il lui arrive de reprendre ses habitudes dans lesquelles elle a été élevée. Mais grâce à sa volonté et à son souci pour l'environnement, elle est capable de ne pas se laisser aller dans la facilité et elle peut faire des actions.

La première fois qu'elle a pris sa douche suite à son engagement de réduire sa consommation d'eau, elle était consciente de ce qu'elle faisait dans la douche. Lorsqu'elle arrêtait sa douche plus rapidement, elle était contente. Jocelyne pense à des gestes qu'elle va poser cet été, par exemple, récupérer son eau de pluie pour arroser son jardin ou pour rincer son entrée et cela lui donne de bons sentiments. Elle a hâte d'arriver à l'été pour organiser son système.

Elle éprouve des sentiments négatifs quand elle voit qu'elle sort du chemin qu'elle veut se donner et de ses bonnes habitudes. Par exemple, lorsqu'elle gaspille l'eau, elle sait qu'elle l'a gaspillée et elle n'est pas très fière d'elle-même. Elle en prend conscience et elle se promet de faire mieux la prochaine fois.

Le fait de prendre conscience de ses activités ménagères la pousse à penser à autres solutions pour améliorer ce qu'elle fait chez elle, à l'extérieur et même à l'école. L'eau de la vaisselle l'a amenée à d'autres idées. Par exemple, en lavant sa vaisselle, elle s'est dit qu'elle pouvait récupérer l'eau pour tuer les insectes à l'extérieur. Elle a pensé à essayer de faire un genre de contenant pour ramasser cette eau-là.

Lorsqu'elle fait un repas, Jocelyne veut essayer de préparer plus de nourriture, de garder les restes et d'en faire plus d'un repas.

Lors des sessions de formation, les objectifs des autres et les témoignages de leurs actions lui ont donné des idées d'actions et le goût de s'essayer. Par exemple, le fait de mettre des bouteilles dans la toilette et de diminuer la température du chauffe-eau sont des choses qu'elle aimerait faire aussi.

Par rapport à un plan d'action dans sa classe, cela lui a fait réaliser qu'il faut qu'elle prépare ses jeunes, qu'elle les sensibilise. Elle veut se concentrer sur un projet principal, mais elle pense aussi à de petites activités supplémentaires. Elle se demande quoi faire pour sensibiliser ses élèves et pour changer leurs comportements.

Lorsqu'elle voit sa fille qui va avoir 2 ans, elle se dit qu'il faut qu'elle fasse quelque chose afin que celle-ci ait une planète en santé plus tard et que sa fille soit aussi en santé. Elle agit pour l'avenir de sa fille. Elle veut aussi être un modèle pour ses élèves. Dans sa classe, elle a une boîte pour les déchets, le recyclage, les papiers, le plastique et le compost. Elle trie ses déchets devant eux pour qu'ils la voient faire. Elle est un modèle et fait cela pour les sensibiliser.

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Fortin (un enseignant)

Fortin a choisi comme nouveau comportement d'essayer de ménager l'eau. Ce qui l'a motivé, c'est qu'il a un puit chez lui et il a peur de manquer d'eau. Il s'était dit qu'un bon début serait de réduire sa consommation d'eau. Il voulait essayer de prendre moins d'eau en prenant sa douche, en se brossant les dents, et lorsqu'il utilisait le lave-vaisselle. Au niveau de la douche, ça n'a pas marché parce que lorsqu'il prend sa douche, ça lui prend de l'eau et cela est non négociable. Pour le lave-vaisselle, ça a bien été. Il attend que celui-ci soit toujours bien rempli. Sa femme n'aime pas trop ça parce qu'elle trouve qu'il n'y a pas assez de vaisselle dans l'armoire, mais il est capable de négocier ça. En plus, pour rincer la vaisselle, maintenant, il met un peu d'eau dans l'évier et il rince toute la vaisselle dans la même eau. Avant, il faisait couler l'eau lorsqu'il rinçait la vaisselle. Lorsqu'il se brosse les dents, il met toujours de l'eau dans un petit verre.

Chaque jour, il fait le décompte de ce qu'il ménage en eau. En ménageant ainsi l'eau, il se dit qu'il va avoir de l'eau dans son puit pour un an de plus. Par ailleurs, il est fier de lui parce qu'il se dit qu'il a fait une action qui pourrait peut-être sauver une partie de la planète. Il se dit aussi que ses voisins vont avoir de l'eau plus longtemps.

Une activité dans la formation des enseignants l'a particulièrement touché : le continuum (la personne qui consomme beaucoup versus celle qui économise. Cette activité l'a beaucoup fait réfléchir à sa consommation d'eau. Ça lui a donné le goût de devenir plus économe et d'essayer de moins gaspiller les ressources.

Depuis un an, il fait beaucoup de compostage et ça va bien. Il y a été initié par sa femme. Au début il trouvait que c'était loin d'aller porter les éléments compostables dans le champ, mais maintenant, il trouve que c'est agréable. Ses enfants aiment ça et ils participent. Sa femme fait beaucoup de choses pour l'environnement Elle a suivi plusieurs cours en environnement et c'est elle qui l'a initié. Elle l'a incité à agir pour protéger l'environnement, pour que leurs enfants aient une planète propre. Elle le dispute des fois. Il essaie de faire ça comme il faut pour essayer de sauver la planète.

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Roger (un enseignant)

Roger a décidé de diminuer son utilisation de l'automobile et d'acheter des produits avec moins d'emballage. En ce qui concerne l'automobile, il a ressenti les contraintes du temps, de la gardienne et de la quantité de matériel qu'il devait transporter à pied (beaucoup de papier, c'est lourd). Il avait l'impression qu'il manquait son coup parce qu'il ne l'a pas fait aussi souvent qu'il voulait le faire. Toutefois, Roger trouve que le côté positif dans cela, est que même s'il ne l'a pas fait aussi souvent qu'il le voulait, il est quand même sensibilisé par rapport à sa décision parce qu'il se sentait mal de ne pas toujours le faire. Il pense que cette activité est dans la mesure de ce qu'il peut faire. Lorsqu'il a trouvé son action difficile, Roger a choisi de ne pas la poser. C'est peut-être pour cela que cela n'a pas été difficile.

Pour l'achat de produits avec moins d'emballage, il a trouvé cela difficile parce qu'il y a peu d'options pour les gens qui veulent éviter le sur-emballage. Par contre, au niveau des fruits et des légumes, Roger a perdu le réflexe de les mettre dans un sac avant de les peser. Il était content de lui-même pour cette action. Il a été capable de faire un petit effort, d'acheter plus souvent en grandes quantités dans des sacs plus grands et donc avec moins d'emballage. Par contre, il a aussi développé une grande frustration parce qu'il pense qu'il y a une entente au niveau de l'industrie et des normes ou peut-être que ce sont simplement les consommateurs qui pendant longtemps ont demandé ces emballages. Ainsi, une boîte de biscuits ou une autre, une boîte de céréale ou une autre, il n'y a pas vraiment de différence. On peut ainsi faire un compromis sur le produit qu'on veut acheter et pas seulement sur l'emballage.

Roger s'est dit qu'il était capable. S'il n'essayait jamais, il ne se rendrait pas compte de ses capacités. Il a réajusté lorsque nécessaire afin qu'il puisse dire à la fin de la journée : " Aujourd'hui j'ai fait une petite différence. Et si mon voisin d'en haut et mon voisin d'à côté ont fait la même chose, à la fin, ça va venir à changer un peu ce qui se passe. ". Depuis plusieurs années, Roger se rend compte que, si chaque personne fait un petit bout de chemin, à la fin ça va faire une différence. Il pense que si d'autres s'engagent à essayer de nouveaux comportements, ça va aider à changer un peu ce qui se passe. Il se sent très bien et ressent une satisfaction personnelle. Il aimerait devenir un modèle pour inspirer d'autres personnes à poser des gestes pour aider l'environnement.

Puisqu'il a une petite fille de deux ans, Roger se préoccupe des générations futures. La nouvelle génération est une source d'inspiration pour lui puisqu'il aimerait leur laisser au moins l'équivalent de ce qu'il a connu. Depuis qu'il est tout petit, Roger a toujours été un peu sensibilisé à l'environnement, à la nature et aux relations entre les êtres vivants et l'environnement. Sa formation est en biologie. Pendant les ateliers sur le changement climatique, l'activité du cercle avec la corde a été très significative pour lui puisqu'il a ressenti quelque chose en y participant. Au début, il se demandait pourquoi on avait organisé cette activité et il trouvait cela un peu niaiseux, mais en y participant, il a vraiment senti quelque chose et a compris. Il pense que cette activité réussira à rejoindre ses élèves. Il a beaucoup aimé le solo parce que celui-ci lui permet de créer un lien avec la nature. Il se rend compte qu'il ne veut pas perdre cet avenir-là. C'est quelque chose qu'il fait souvent lorsqu'il a l'occasion d'aller en nature ou faire du camping. L'activité du sac, avec les bouts de papier était bien au niveau des connaissances et permettrait à ses élèves de discuter, de partager leur vécu et d'aller chercher leurs connaissances.

Roger pense que les actions les plus difficiles sont sûrement celles qu'on n'est pas prêt à faire, mais qu'un jour, ça va venir.

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Renée-Mai (une enseignante)

Le projet de Renée-Mai était de couper une journée par semaine de voiture pour aller à pied à l'université, c'est-à-dire à trois minutes de chez elle. Par contre, puisque son mari n'était pas là elle devait aller mener son fils à l'autobus. Le manque de temps l'a obligé de prendre son auto pour se rendre à l'université. Elle a donc choisi de faire autre chose pour compenser. Par exemple, elle est toujours allée chercher son fils à pied. Elle est aussi allée au dépanneur à pied. De plus, elle a remis dans sa boîte aux lettres, le petit sac dans lequel on reçoit le journal de sorte que le camelot pouvait le reprendre et le réutiliser.

Elle a aussi amplifié ce qu'elle faisait déjà. Elle a fait plus de compostage. Elle a organisé ses lavages en fonction de la température pour moins utiliser la sécheuse.

Ce qui l'a incitée à pratiquer ces nouveaux comportements, c'est qu'après avoir attaché sa petite corde sur le cercle des mutants, elle se sentait responsable de l'engagement qu'elle avait pris. Elle ne voulait pas trahir son engagement. Elle trouvait aussi que c'était une question d'estime de soi, c'est-à-dire d'aller dans le sens de ses valeurs.

Ce qui complique un peu le projet qu'elle s'est donnée, c'est le manque de temps. Car¸ ça prend du temps et ça prend une gérance. Il faut être organisé. De plus, il y a les autres autour de soi qui parfois ne sont pas sensibilisés. Son fils la voit faire et il veut continuer la même chose qu'elle, mais son mari n'a pas la même sensibilité bien qu'il commence à être davantage sensibilisé. À l'Université, elle a rencontré des professeurs qui n'étaient pas sensibilisés à l'environnement. Cela l'a découragée parce qu'elle pensait que les gens y étaient aussi sensibilisés qu'elle. Une professeur lui a redonné l'espoir. Elle a donc connu des baisses d'énergie et parfois des hausses d'énergie pour aider l'environnement.

Ce qui l'a encouragée c'est le fait de sentir qu'il y avait d'autres personnes qui voulaient faire quelque chose pour l'environnement. Par exemple, elle et sa sœur accumulent les sacs de journaux afin de les recycler. Elles s'encouragent mutuellement. Le fait de faire ensemble donne de l'énergie. Comme elle le dit : " c'est communautaire ".

Ce qui l'encourage aussi c'est le fait de savoir qu'il y a un enfant de plus qui va respirer pour chaque geste qu'elle pose. De même, elle croit que la planète Terre est notre mère et même plus que notre mère, car elle nous fait vivre.

Le cours sur le changement climatique lui a donné le goût de poser des gestes pour aider l'environnement, car elle n'avait pas auparavant été formée en sciences. Les activités réalisées (expérimentation sur l'effet de serre) vont lui permettre de transmettre et d'illustrer des concepts écologiques de manière claire pour les enfants. Elle a appris des méthodes pédagogiques pour leur transmettre ces informations. Il y a le geste et il y a la compréhension aussi.

Ce qui l'a amenée à être plus écologique, c'est un projet que sa sœur avait fait sur la pollution. Elle avait alors 8 ans. Ça l'avait tellement influencée qu'elle avait aussi fait elle-même un projet sur l'environnement. Elle s'était procurée de gros livres, de l'information sur les différents types de pollution, puis elle avait compris les différents types de pollution.

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Marguerite (une enseignante)

Marguerite a choisi comme action de réduire les déchets dans son lunch même si elle trouvait qu'elle ne produisait pas tant de déchets que ça. C'était un élément de son quotidien qu'elle trouvait facile, pas trop long, ni trop exigeant et dont elle se souviendrait. L'action est devenue un réflexe, une partie de sa routine après la première fin de semaine de formation. Puisqu'elle a réussi son engagement, elle sent qu'elle pourrait maintenant entreprendre d'autres actions.

Elle est contente d'elle parce qu'elle revient à la maison avec les mêmes plats avec lesquels elle est partie le matin afin de les réutiliser. Il n'y a presque rien qui va à la poubelle. Elle regarde ses élèves et elle trouve qu'ils ont beaucoup de choses qui vont directement à la poubelle alors que, dans son cas, ça va davantage dans le recyclage ou bien c'est apporté à la maison pour être réutilisé. Elle se sent bien parce que son action est utile à d'autres personnes. Elle est contente d'elle-même car il lui semble qu'elle fait plusieurs choses alors que les gens autour d'elle ne font pas les mêmes efforts qu'elle fait.

Par rapport à l'environnement, Marguerite savait déjà qu'elle faisait de bonnes choses, mais qu'elle devait tout de même s'améliorer. L'activité de la liste, faite pendant l'atelier sur le changement climatique lui a donné le goût de poser des gestes pour aider l'environnement. Elle trouvait que les suggestions étaient concrètes. En dedans, elle se disait : " Oui je peux faire un petit pas pour l'environnement ". Suite au premier atelier, elle était beaucoup plus consciente de ce qu'elle devait améliorer, même si elle ne l'améliorerait pas tout de suite. Elle s'est dit dans sa tête : " Ce n'est peut-être pas si difficile, je suis capable de le faire ".

Suite à cette première rencontre, elle a aussi commencé le système de recyclage et de compostage municipal avant la date requise pour aider l'environnement même si son ami ne voyait pas la nécessité de commencer tout de suite. Elle l'a convaincu en lui disant qu'ils seraient prêts lorsque le programme commencerait.

Elle et son ami ont aussi choisi de prendre une voiture au lieu de deux pour faire leurs commissions. D'habitude, ils prenaient toujours deux autos même s'ils s'en allaient dans la même direction.

Elle a trouvé les activités réalisées lors de l'atelier simples et à sa portée. Elle se disait que cela ne ferait peut-être pas un gros changement immédiat par rapport au changement climatique, mais que, si tout le monde posait de petits gestes, cela pourrait aider. La liste des actions concrètes, donnée lors de la première formation des enseignants lui a aidé à devenir plus consciente des gestes possibles pour améliorer l'environnement. Cette liste ainsi que le solo lui ont donné le goût de poser des gestes pour l'environnement. Le solo lui a fait apprécier la nature dans la ville et elle va parfois courir dans un sentier, chose qu'elle n'aurait pas fait auparavant.

Elle sent qu'elle peut dire à d'autres personnes, soit à sa famille ou à ses élèves, d'entreprendre des actions écologiques. Elle rappelle maintenant à son ami de faire du recyclage.

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Connie (une enseignante)

Connie a décidé d'essayer quelques nouveaux comportements. L'un était de ne plus laisser couler l'eau lorsqu'elle se brossait les dents. L'autre était d'éteindre les lumières en sortant d'une pièce. Elle oubliait parfois de fermer le robinet lorsqu'elle se brossait les dents. Toutefois, Connie s'est rendue compte que, si elle faisait autre chose en même temps, comme par exemple s'éloigner de l'évier, il était plus facile pour elle de réussir le nouveau comportement.

Le fait d'éteindre les lumières a été plus facile pour Connie avant que l'heure change à l'automne. Elle n'aimait pas revenir et partir de la maison dans la noirceur. Elle n'aime pas la noirceur. Par contre, elle essaie aussi d'éteindre les lumières lorsqu'elle quitte sa classe et son laboratoire. Cette action est parfois gênée par le rythme de vie très mouvementé à l'école. Parfois, son mari l'aide à se rappeler, soit en faisant l'action pour elle ou en lui rappelant de la faire.

Pendant l'atelier sur le changement climatique, le fait d'acquérir de l'information au sujet de l'énergie électrique et de la production des combustibles fossiles l'a incitée à entreprendre de nouvelles actions. Elle pense aussi qu'il est important d'essayer ces nouveaux comportements afin d'être un modèle pour ses élèves : " Ne pas faire comme je dis, mais faire comme je fais ". Connie croit qu'une personne peut faire une différence et elle se sent attachée à l'environnement.

Connie apprécie de faire du kayak, activité durant laquelle elle peut créer un lien avec la nature. Elle et son mari ont beaucoup diminué la quantité de déchets qu'ils produisent et ils font du compostage depuis huit ans.

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Kathy (une enseignante)

Suite à l'atelier sur le changement climatique, Kathy a décidé d'entreprendre deux nouvelles actions. L'une est de marcher au travail plus souvent et donc de laisser son auto à la maison, l'autre est de moins utiliser de papier essuie-tout. Une des raisons pour laquelle Kathy a choisi ces actions est qu'elle sentait que celles-ci pouvaient facilement devenir des habitudes. Elle sent qu'elle a choisi des actions réalisables et elle les fait depuis déjà un mois.

Pour marcher à l'école, Kathy organise bien ses journées afin de ne pas devoir transporter trop de matériel. Elle est devenue plus consciente de l'utilisation de son temps. Elle peut maintenant se passer de sa voiture pour plusieurs jours et, par conséquent, elle dépense moins d'argent pour de l'essence. Elle fait aussi de l'exercice en marchant pour aller et revenir de l'école. Convaincue d'avoir entrepris une bonne habitude, elle trouve cela plus facile que de prendre sa voiture puisqu'elle n'a plus besoin de nettoyer la neige sur son auto l'hiver, ni de la réchauffer. Elle pense seulement à prendre sa voiture lorsqu'elle doit transporter beaucoup de matériel scolaire. Ceci peut se produire lorsqu'elle est trop pressée pour bien planifier sa journée. Jusqu'à date, elle trouve cela assez facile et peut maintenir son nouveau comportement.

Kathy a une attitude positive envers sa nouvelle action puisqu'elle joui du plein air et fait de l'exercice en se rendant au travail. Elle passe un peu plus de temps à l'école mais, lorsqu'elle arrive à la maison, son temps lui appartient et elle n'a plus besoin de travailler.

Pour ce qui est de l'utilisation du papier essuie-tout, Kathy n'avait pas pensé à l'impact d'en utiliser autant. Maintenant, elle se demande si elle peut utiliser quelque chose d'autre avant de prendre l'essuie-tout. Elle se sent encore un peu coupable lorsqu'elle se sert d'un essuie-tout pour faire cuire du bacon, mais elle n'a rien trouvé de mieux pour absorber la graisse. Maintenant, elle utilise des linges lavables et réutilisables pour laver et essuyer le comptoir. Ces linges dureront beaucoup plus longtemps. Elle s'est engagée à ne plus utiliser les papiers essuie-tout et alors elle n'y pense plus

Les facteurs qui ont motivé Kathy à commencer ses nouveaux comportements sont, entre autres, ses nouvelles connaissances au sujet des impacts humains sur l'environnement et le climat. Le fait de se joindre au Cercle des Mutants et de discuter des manières de faire une différence l'ont aussi influencée. Elle a eu le temps de réfléchir à notre façon de gaspiller et aux changements qu'on peut y apporter. Une chose qui l'a vraiment accrochée est sa position sur le continuum. Elle n'a pas aimé où elle se trouvait. Elle a aussi été inspirée par un autre participant plus écologique qui se trouvait à l'autre bout du continuum puisqu'il a fait des changements majeurs dans sa vie en vendant sa deuxième voiture, sa télévision, son ordinateur et en marchant au travail. C'est à cet endroit que Kathy aurait voulu se voir sur le continuum. Cette activité l'a certainement fait réfléchir. Les gens qui font du compost l'inspirent aussi. Elle remarque ce que font les autres. Elle et sa colocataire font déjà du recyclage.

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Lauren (une enseignante)

Lauren a décidé de demander aux membres de sa famille de réduire leur consommation d'eau dans la douche. Elle a décidé de calculer combien de temps son mari et son neveu passaient dans la douche. Après avoir ramassé ces données, elle a décidé que chaque membre de sa famille pourrait réduire d'une minute son temps dans la douche. Suite à une discussion en famille, ils ont placé une minuterie dans la salle de bain. Ils ont toujours fini leur douche avant que la minuterie sonne.

Puisque la maison de Lauren allait être branchée au système d'eau municipal, elle a été motivée à entreprendre cette action à ce moment. Ceci lui permettrait d'évaluer la quantité d'eau utilisée. Cette année, son eau a gelé et les ennuis que cela lui a causés lui ont fait remarquer l'importance de conserver l'eau. Elle pense aussi qu'il est important d'avoir de l'eau propre pour se baigner et, puisque qu'elle demeure présentement dans la maison de ses parents, elle a remarqué des changements radicaux depuis trente ans.

L'une des raisons pour laquelle Lauren a choisi cette nouvelle action est l'activité du continuum faite au premier atelier sur le changement climatique. Elle s'est sentie plus près de l'environnementaliste dans l'histoire puisqu'elle collectionnait déjà l'eau de pluie, même si c'était par nécessité. Elle faisait déjà du compost pour le jardin. Lorsqu'elle a écouté les autres participants, Lauren a réalisé qu'elle pourrait entreprendre d'autres actions. Par exemple, elle pourrait se mettre un chandail plutôt qu'augmenter la chaleur dans la maison ou une autre couverture sur le lit. Elle a pris la nouvelle habitude d'éteindre la télévision et l'ordinateur lorsque la famille ne s'en sert pas. Dans la chambre des enfants, elle éteint la lumière du plafond qui a deux ampoules et elle allume celle de la lampe de chevet qui a habituellement une seule ampoule.

Lauren a toujours aimé promouvoir la sensibilisation environnementale mais, après l'atelier, elle s'est rendue compte qu'elle pouvait encore s'améliorer dans plusieurs domaines. Elle a grandi près de l'eau à la campagne. Son père a toujours planté un jardin et a toujours eu un grand amour pour la nature. Elle et sa famille font beaucoup de camping l'été. Son mari aime beaucoup le plein air. Sa famille ne tient pas trop à la télévision. Ils la regardent seulement une demi-heure par jour. Lauren et sa famille adorent le plein air. Ils y passent beaucoup de temps à cueillir des baies et à travailler dans le jardin.

Elle a des sentiments très positifs face à l'environnement. Ne pas avoir de l'eau n'a jamais été un gros ennui pour elle et elle ne voudrait jamais se voir sans eau mais elle a aussi réalisé jusqu'à quel point sa famille en abusait.

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Mark (un enseignant)

Durant son premier essai d'un nouveau comportement, Mark voulait avoir sa femme de son côté surtout pour l'aspect des lavages à l'eau chaude versus ceux à l'eau froide. Ça n'a pas marché si bien que ça pour ce qui est de changer le comportement de sa femme, mais le fait d'en parler l'a rendu un peu plus conscient. Il pense qu'elle commence à vouloir faire comme lui.

Mark ne trouve pas ça difficile de changer parce qu'il s'est vraiment engagé dans l'ensemble de ce qu'on fait dans notre société. Il pense que nous consommons trop et que nous sommes engagés dans la campagne publicitaire de notre société. Il pense aussi que les enfants en veulent plus, plus et plus et il ne voit pas ça comme étant bon du tout.

Mark s'était déjà débarrassé de son deuxième véhicule puisqu'il n'en avait plus besoin après son déménagement près de son lieu de travail. Il pensait que c'était superflu, non nécessaire et qu'il était donc temps de s'en débarrasser. Au cours des deux dernières années, il se rendait au travail à bicyclette (un voyage de 15 à 20 minutes en auto) pour des raisons de santé.

Mark a beaucoup apprécié l'activité du Cercle des Mutants à l'atelier sur le changement climatique. Il pense qu'en incitant plus de mutants à se joindre dans le cercle, on pourra en avoir plus de notre côté. Il a adoré le concept et pense, qu'au fond, il a toujours été un environnementaliste : " Je pense que c'était au fond de moi ". Les activités des ateliers ont renforcé ses croyances antérieures. Il a trouvé que l'activité du solo était magnifique mais il n'est pas certain qu'elle marcherait avec ses élèves. Il va l'essayer toutefois. Il a aussi trouvé que toutes les petites expériences étaient bonnes et il pense que certaines vont marcher et que certaines ne vont pas marcher : " Mais si tu n'essaies pas, tu ne sauras jamais ".

L'une des motivations les plus importantes pour Mark est d'entendre parler les autres positivement de ses propres changements de comportement. Il pense que plusieurs personnes souhaiteraient faire des changements comme lui, il a réussi à le faire.

Mark ressent de l'excitation de s'être débarrassé de sa télévision et de marcher à l'école. Il ressent moins de stress : " Je prend 10 minutes pour marcher à la maison, j'aime ça, je m'amuse bien ". Pour Mark, le fait de joindre un club de golf lui permet de se rapprocher de la nature. Sa mère était vraiment impliquée dans la nature et l'emmenait toujours à la campagne.

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Campbell (un enseignant)

Le nouveau comportement de Campbell était d'éteindre les lumières et l'écran de son ordinateur. Il a décidé d'entreprendre ces actions parce qu'il pouvait les faire sans trop de difficultés. Il pensait que ces actions auraient un impact positif sur son utilisation de l'énergie. Même si sa contribution individuelle est minime, il pense que plus il y a de personnes qui font comme lui, plus la quantité d'énergie économisée sera grande. Puisque ses nouvelles actions n'empiétaient pas beaucoup sur sa façon d'être, il a trouvé cela facile. Lorsqu'il oubliait d'éteindre les lumières, il retournait à la salle pour le faire. Il a trouvé que le fait d'éteindre l'écran de son ordinateur était encore plus facile. Il l'éteint plutôt que de le mettre en état de veille. Par contre, lorsqu'il est vraiment pressé, ça lui arrive d'oublier mais de moins en moins. Ça ne lui arrive pas de l'oublier à la fin de sa journée de travail.

Campbell a toujours connu le pouvoir d'une personne, mais l'atelier sur le changement climatique l'a poussé à faire une action puisqu'il est maintenant plus conscient de sa consommation d'énergie: "Je pensais que le fait de mettre l'écran de mon ordinateur en état de veille était la façon la plus efficace de réduire ma consommation d'énergie". Il sait maintenant que le fait d'éteindre l'écran réduit cette consommation encore plus. L'atelier lui a aidé à préciser ses connaissances sur le changement climatique. Il pense que le fait d'écrire sa décision de changer un comportement est un facteur qui l'a aidé à s'engager. Il a écrit plusieurs autres actions qu'il aimerait entreprendre et il ne les oublie pas, quoiqu'il ne les ait pas encore essayées. Durant l'atelier, il a apprécié la combinaison des présentations et des activités, la discussion entre les participants, le fait de pouvoir construire ses idées et d'écouter celles des autres.

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Jack (un enseignant)

Jack a décidé d'utiliser moins d'eau en se brossant les dents et d'utiliser une éponge ou une guenille plutôt que des papiers essuie-tout. Auparavant, il utilisait plusieurs papiers essuie-tout et les jetait à la poubelle. Maintenant, il utilise plutôt des guenilles pour nettoyer. De plus, au lieu de laisser l'eau couler, il en met dans une tasse lorsqu'il se brosse les dents.

Il a bien aimé les ateliers sur le changement climatique. Il a apprécié le cours, les matériaux offerts, et le fait d'apprendre comment il peut faire une différence. Il veut partager ses découvertes avec d'autres parce qu'il croit qu'un changement peut en amener plusieurs autres. Il pense que le fait de changer est facile. Jack a apprécié le solo parce que ce moment de tranquillité lui a fait réaliser comment la Terre est précieuse. Il a aussi réfléchi à ce que l'on peut faire pour protéger la Terre et aux actions qui la détruisent. Le solo lui a donné le goût de sauver la Terre puisqu'il sent qu'une petite action peut faire une grande différence.

Jack est conscient que, comme individu, il peut changer ses comportements et aider l'environnement. Il ne trouve pas cela trop difficile de changer de comportement puisqu'à chaque fois qu'il reprend ses vieilles habitudes il se dit : " Ceci est incorrect, je vais le faire autrement. " Il trouve cela facile de maintenir ses nouvelles habitudes. Elles sont devenues automatiques.

Jack se sent bien puisque, maintenant, plutôt que de gaspiller, il fait des actions qui protègent l'environnement. Il pense qu'on prend trop les choses pour acquises.

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Josy (une enseignante)

Josy en est à ses débuts dans ses essais de nouveaux comportements. Même si elle trouve qu'elle fait déjà beaucoup pour l'environnement, elle veut aller à une étape plus loin en faisant du compostage à la maison et possiblement avec sa classe. Elle sent qu'il est important de réduire les déchets et trouve que le recyclage est très bien.

Au début, Josy avait peur de la réaction du concierge et du directeur par rapport à l'odeur et aux mouches qui pourraient être les résultats du compostage. Après avoir exprimé ses intentions au Comité de contrôle de la qualité de l'air de l'école, elle a reçu leur appui pour son projet. De plus, le ministère de l'Environnement lui a envoyé de l'information sur la manière de composter avec des vers de terre.

Josy travaille avec des gens qui ne croient pas beaucoup au recyclage et qui n'en voient pas les avantages mais surtout les obstacles. Elle pense que le recyclage peut faire partie de la mentalité des gens et que lorsqu'on s'y met, on se sent coupable de jeter des objets à la poubelle. Elle pense aussi que, lorsqu'on donne du temps aux gens pour y réfléchir, ils peuvent devenir enthousiastes, surtout les enfants. Dans sa classe, elle recycle le papier et remarque que ses élèves ne jettent rien.

Josy sait que ses élèves vont aimer faire du compostage et elle souhaite qu'ils en fassent à la maison. Elle sent que beaucoup de gens veulent faire du compostage mais ne savent pas comment s'y prendre. Ce serait une bonne façon pour que ses élèves l'apprennent et, s'ils ne le font pas avec leur famille maintenant, ils pourront le faire un jour en tant qu'adulte. Au printemps, elle aimerait utiliser le compost pour planter des fleurs à l'extérieur. Ceci démontrerait aux élèves qu'en plus de faire du compost, ils ont réduit et réutilisé, c'est-à-dire complété le cycle complet.

Elle ressent des émotions positives suite à ses actions de réduction.

Pendant l'atelier sur le changement climatique, Josy est devenue plus consciente de l'effet de serre et du changement climatique. L'atelier l'a amené à trouver comment elle peut se rendre un pas plus loin pour faire une différence.

Sa mère lui a fait prendre conscience de l'importance de la préservation de l'environnement. Celle-ci conservait toujours, achetait dans des magasins de seconde main et donnait des croûtes de pain aux oiseaux. Elle avait une attitude de non gaspillage. Josy a aussi de bonnes amies qui font beaucoup de recyclage et avec qui elle peut partager ses idées.

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Carrie (une enseignante)

Parce que Carrie est devenue plus consciente de la nécessité de conserver l'énergie, elle a entrepris plusieurs nouveaux comportements. Elle éteint les lumières avant de quitter une pièce. Elle ouvre seulement le réfrigérateur après avoir décidé ce qu'elle y veut. Elle éteint le brûleur de la cuisinière sous sa bouilloire. Elle conserve l'eau, elle marche plutôt que conduire sur de courtes distances et elle réduit la chaleur du thermostat lorsqu'elle quitte la maison. Carrie aime économiser sur ses factures de chauffage et d'essence et elle trouve que le fait de marcher lui fait du bien. Elle réussit ses essais parce qu'elle est consciente de vouloir changer pour le mieux.

Quand elle était petite, sa famille avait un poêle à l'huile sur lequel elle plaçait une bouilloire pour la garder chaude. Lorsqu'on y recevait de la visite, c'était une habitude de leur servir du thé à leur arrivée. C'est pour cette raison que Carrie gardait elle aussi, sa bouilloire allumée sur sa cuisinière électrique. Maintenant, elle l'allume seulement lorsque quelqu'un arrive. Puisqu'elle pense à faire cette action, elle se sent bien.

L'information et les exemples donnés pendant l'atelier sur le changement climatique l'ont conscientisée à tout ce qu'elle peut faire. Son mari avait déjà essayé de l'influencer à éteindre les lumières en sortant d'une pièce, mais elle a seulement commencé à faire l'effort lorsqu'elle est devenue consciente de l'importance de conserver l'énergie. C'est probablement lorsque sa municipalité a adopté une loi de conservation de l'eau qu'elle a été motivée à la conserver elle aussi.

Elle aime le défi d'essayer de nouvelles actions. Puisqu'elle aime réussir ses essais, Carrie est motivée à demeurer consciente de ses efforts. Ça devient une nouvelle habitude. Elle sent que, si elle fait sa part et que chacun fait la sienne, ça finit par faire une différence.

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Eileen (une enseignante)

Le nouveau comportement d'Eileen était de réduire sa consommation de papiers essuie-tout. Elle voulait aussi rendre sa famille consciente du changement climatique. Elle a réussi à conscientiser sa famille mais elle a trouvé ça difficile de les convaincre d'adopter ses nouvelles habitudes, surtout celles d'éteindre les lumières. Ils ont compris lorsqu'elle leur a montré la facture d'électricité. Puisqu'elle est à la maison cette année, elle est plus consciente de la quantité d'électricité qu'elle consomme à chaque jour.

Quand le rouleau de papier essuie-tout est devant elle, Eileen trouve ça difficile de ne pas s'en servir. C'est une habitude de les utiliser lorsqu'ils sont à la portée de la main. Elle a donc éloigné les papiers essuie-tout. Elle se rappelle d'avoir utilisé des guenilles lorsqu'elle était jeune et elle a trouvé ça facile de revenir à cette habitude. Elle trouve cela plus facile d'utiliser des guenilles pour essuyer des liquides renversés.

Ce qui l'a surtout incitée à choisir cette action est le fait qu'on lui ait demandé d'en choisir une lors des ateliers sur le changement climatique. Par contre, elle ne s'est jamais sentie bien lorsqu'elle utilisait les papiers essuie-tout puisqu'elle se considère comme une tree person et elle reconnaît ce gaspillage et qu'il y a de meilleures façons à agir. Elle a été encouragée lorsqu'un membre de sa famille lui a dit. : " Tu sais, je me rends compte qu'on utilise beaucoup plus d'électricité lorsqu'on n'éteint pas les lumières ". Quand elle était petite, Eileen vivait près de la nature. Elle réalise que ses parents étaient très conscientisés à l'environnement. Par contre, en grandissant, la nouvelle technologie l'a influencée à adopter de nouvelles habitudes. Maintenant qu'elle a un enfant, elle pense qu'il est important d'aider l'environnement.

Eileen se sent bien lorsqu'elle éteint les lumières et qu'elle évite d'utiliser des papiers essuie-tout. Elle n'a plus besoin de remplir le rouleau et elle sent qu'elle accomplit quelque chose de positif.

Eileen a apprécié toutes les activités faites lors des ateliers sur le changement climatique puisque chacune d'entre elles lui a donné une nouvelle perspective. L'activité la plus émotive a été le solo. Elle pensait qu'elle trouverait cela difficile de s'asseoir dans un nouvel endroit puisqu'elle a son endroit spécial dans la nature, près de sa maison. Elle a été étonnée de voir des personnes marcher tout près d'elle sans la remarquer. Elle a senti qu'elle faisait partie de la nature. Elle se rend compte que si elle veut faire de l'éducation relative à l'environnement, elle doit la comprendre et la vivre. Elle doit changer des comportements dans sa propre vie si elle veut que ses élèves en fassent autant. " Si je ne le fais pas moi-même, je ne peux pas m'attendre à ce que les autres croient en ce que je dis ".

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Judy (une enseignante)

Le nouveau comportement de Judy était d'utiliser une éponge plutôt que des papiers essuie-tout et de convaincre sa famille d'en faire autant. Elle a réalisé qu'elle gaspillait en utilisant des papiers essuie-tout et qu'elle pouvait économiser en utilisant une éponge. Elle a trouvé ça difficile de convaincre toute sa famille et de voir à ce que chacun modifie ce comportement. Elle souhaite qu'une fois qu'elle leur aura donné plus de connaissances au sujet du changement climatique, ils seront plus prêts à effectuer le comportement souhaité.

Judy profite de ses connaissances sur le changement climatique et de ses habiletés pour poursuivre son nouveau comportement et ceci la rend contente d'elle-même.

De plus, lorsqu'elle se brosse les dents maintenant, elle remplit un verre au lieu de laisser l'eau couler. Elle ne laisse plus couler l'eau lorsqu'elle fait la vaisselle et elle s'assure d'éteindre les lumières en sortant d'une pièce.

Elle a été inspirée par toutes les activités faites durant les ateliers sur le changement climatique. Elle a ressenti une satisfaction personnelle dans le Cercle des mutants où elle a apprécié les échanges au sujet de la beauté de la nature. Elle a aussi apprécié de recevoir des informations au sujet du changement climatique, de trouver sa place sur le continuum et de faire le solo.

Elle trouve ça encourageant de voir les membres de sa famille utiliser une éponge lorsqu'elle leur fait penser. Ils le lui disent quand ils n'utilisent pas les papiers essuie-tout.

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Bonjour, je m'appelle Eileen et je suis devenue membre du "cercle des mutants "en août 2002. J'ai décidé d'entreprendre deux actions.

La première est d'arrêter l'eau de la douche lorsque je me savonne. Puisque j'ai une douche qui me permet de régler la température de l'eau ça devient facile de l'ouvrir et de la fermer sans gaspiller de l'eau. J'aime pourtant bien la sensation de l'eau qui me coule dans le dos mais lorsque je pense à toutes ces personnes qui n'ont même pas d'eau potable à boire cela m'encourage et me motive à ne pas gaspiller cette ressource.

La deuxième action est d'aller sur divers sites web à quelques reprises par semaine afin d'apprendre au sujet du changement climatique. Je pense que plus je ferai de lecture, plus je pourrai connaître les actions qui sont utiles et faisables.


Bonjour! Je m'appelle Beth. Je suis membre du Cercle des mutants. Comme action, j'ai décidé de faire brancher des panneaux solaires sur mon toit. Ces deux panneaux servent à chauffer l'eau de mon robinet. C'est un peu compliqué !Cela veut dire de réussir à faire venir ensemble un plombier et le jeune homme qui a construit les deux panneaux. Il faut aussi brancher deux panneaux photovoltaïques qui font actionner une pompe qui fait circuler le liquide antigel, qui, réchauffé par le soleil dégage à son tour de la chaleur à travers un échangeur de chaleur, dans lequel l'eau est chauffé. Ensuite, l'eau coule dans un réservoir à eau…Oh ! Oh ! C'est compliqué.

D'abord, ça nécessite beaucoup de temps. Deuxièmement, j'ai des hésitations car le liquide antigel est toxique, ce qui veut dire que je pourrais contaminer mon eau… Ensuite, ce n'est pas n'importe quel plombier qui saura quoi faire, ou qui sera prêt à travailler à un tel projet. Quatrièmement, le jeune homme qui a fabriqué les panneaux demeure à une heure de distance de chez moi, et il est, tout récemment, devenu papa, ce qui signifie qu'il est encore plus occupé. Cinquième contrainte : ces panneaux solaires sont tout à fait nouveau pour tout le monde… Alors, il faut procéder avec précaution, et avec des petits essais à la fois.

Mais, la bonne nouvelle est que j'ai réussi à faire venir les deux personnes ensemble une journée, la semaine dernière…et j'ai appris qu'il existe une sorte d'antigel que les plombiers utilisent et qui n'est pas toxique! Ensuite, j'ai trouvé cet antigel, en contenants de 4 litres, en vente, et j'ai acheté 3 bouteilles! La dernière chose est que le plus gros travail est fait -les tuyaux sont tous branchés avec le réservoir à eau. Toutefois, le travail du plombier est très coûteux car il a dû passer une grande partie de la journée chez nous. Il reste les panneaux photovoltaïques à brancher à la pompe et le liquide antigel à verser dans le système…Et voilà…j'aurai de l'eau préchauffée par le soleil. L'ensemble, qui coûte assez cher, s'auto-financera dans quatre à cinq ans et même plus vite, si le prix de l'électricité augmente au Nouveau-Brunswick comme en Ontario et en Alberta.

Finalement, le système n'est pas toujours branché…Le plombier et l'inspecteur s'en viennent pour vérifier si les lois de la ville ont été respectées….Il y a aussi de l'air dans les tuyaux, ce qui fait que, chaque fois que j'ouvre le robinet, un chat miaule dans ma maison! Que c'est donc dur d'être une mutante qui prend son bain dans de l'eau réchauffée par le soleil !

 

Ton histoire de héro peut aussi être ajoutée sur notre site web. Envoie-la à l'adresse suivante : langisj@umoncton.ca

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