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COIN DU BIOLOGISTE

Hé! Bienvenue au coin du biologiste! De temps en temps, j'afficherai ici certaines des choses qui me fascinent le plus au sujet du marais salé. Je te poserai aussi des questions. Alors je t'invite à venir découvrir avec moi!

Semaine 10

C'est chez nous les marais!

Je t'ai parlé de plantes, d'animaux et de toutes sortes de secrets spéciaux des marais de notre région. Mais j'ai oublié de te parler de l'importance de ces marais pour nous, les humains.

Savais-tu qu'anciennement, les marais étaient beaucoup plus utilisés qu'aujourd'hui. Les autochtones ou amérindiens de notre côte qui sont appelés Micmacs, retiraient différentes choses des marais. Des plantes, comme le foin d'odeur ou hiérochloé odorante sont encore récoltées aujourd'hui et utilisées dans certaines cérémonies. Les Micmacs connaissaient aussi différentes plantes médicinales du marais. La potentille ansérine par exemple était utilisée pour aider à l'accouchement. Une autre plante que tu connais, la zostère ou herbe à outarde était utilisée pour construire un abri d'été sur les côtes. C'est que les Micmacs aimaient passer du temps sur les côtes à la belle saison pour pêcher, chasser et récolter des plantes. Oui, des cabanes en zostère! As-tu déjà pensé à cela?

Mais nos ancêtres acadiens ont, eux aussi, utilisé les marais. Ils ont souvent utilisé le foin des marais pour leurs animaux. Ils récoltaient et récoltent toujours certaines plantes qui se mangent comme la tétine de souris ou la passe-pierre. Ils récoltaient aussi, à certains endroits, les grains de foin bleu (élyme des sables) et les utilisaient pour faire de la farine. Ils faisaient et font toujours la chasse dans ou près des marais puisque ce sont des milieux riches en poissons et canards.

Mais la plus grande utilité des marais pour nos ancêtres acadiens a été leur usage pour l'agriculture. Les Acadiens sont connus pour leurs aboiteaux, ces appareils qui, avec la construction de digues servaient à assécher les marais et les rendre utilisables pour l'agriculture. Oui, on a changé les marais en champs. Pour nos ancêtres, c'était une question de survie. Défricher la forêt demandait beaucoup de temps et il était plus facile d'utiliser les marais qui en plus avaient une terre plus riche. Bien sur, aujourd'hui, il ne serait plus permis d'assécher les marais de cette manière. Tu as compris qu'ils sont tellement importants pour la nature qu'on fait des efforts maintenant pour les protéger.


Semaine 9

Au paradis des pépines

Tu sais quand on parle de marais, cela nous amène presque automatiquement à parler d'oiseaux. Et avec raison. C'est que les marais et nos marais salés de la côte en particulier, sont des endroits extrêmement importants pour certains groupes d'oiseaux.

Comme tu l'as peut-être déjà remarqué, des petits oiseaux de côte sont souvent présents et même en grand nombre dans les marais comme celui que tu as visité. Ces oiseaux ont la plupart du temps des pattes assez longues et des becs fins et allongés. En regardant de plus près, tu remarqueras qu'il y en a plusieurs sortes (espèces) et chacune de ces espèces a des traits différents. Ils ont des noms comme bécasseaux minuscules, grand chevalier à pattes jaunes, pluvier siffleur, et j'en passe. Il y en a tellement.

Alors, pourquoi viennent-ils tous ici? C'est que les marais sont très riches en nourriture pour ces "pépines de côte" comme les appellent nos grands-parents. Insectes de toutes sortes, petits vers, petites crevettes et puces de sable… Voilà de la nourriture idéale pour ces petits oiseaux.

Ces pépines sont des oiseaux migrateurs et ne nichent pas nécessairement dans nos marais. La plupart du temps, ils sont de passage, soit pour aller vers le Nord du Canada pour nicher au printemps; ou vers le sud, à l'automne, pour retourner à leurs lieux chauds préférés pour l'hiver. C'est surtout l'automne, lors du retour vers le sud qu'on en voit en grand nombre. Certains d'entre eux se rendront en Amérique centrale, d'autres aussi loin que l'Argentine ou le Pérou en Amérique du sud! Quel voyage, les chanceux!

Parlant de nourriture, il y a chaque automne, dans certains marais au Nouveau-brunswick, un spectacle extraordinaire. C'est le rassemblement de milliers de bécasseaux sur le haut des plages et leur danse rythmée en vol. C'est absolument extraordinaire de voir tous ces oiseaux voler en synchronie parfaite et tourner tous en même temps comme si quelqu'un leur donnait le signal. Ces spectacles ont lieu au mois d'août lors des marées hautes. Les meilleures plages pour les voir sont celles de Dorchester Cape ou de Mary's Point sur le bord de la rivière Petitcodiac. Parles-en à tes parents!


Semaine 8

Surprise dans un tunnel

Bonjour! Ça me fait plaisir de te retrouver. J'ai une créature des marais à te présenter cette semaine. Oui, il y en a des choses à découvrir dans ces marais.

Lors de ma dernière visite, j'ai voulu me reposer un peu et me suis étendu sur le haut de plage à la limite des plantes du marais. Beau soleil, petit vent, parfait! En me tournant la tête sur le côté, j'avais remarqué des petits tunnels ronds dans le sable, pas plus gros que ton crayon. Sans trop y porter attention, je rêvassais en gardant mes yeux dans la direction du tunnel. Mon regard a été attiré par une mouche de plage qui se promenait à la surface du sable en avançant dans la direction du tunnel. Quand elle fut assez près, à moins de 10 centimètres du trou, boum! La mouche a disparu, happée par une créature qui était sortie du tunnel pour un très bref instant. Mais j'ai eu le temps de voir suffisamment son prédateur pour l'identifier.

Il s'agit de l'araignée louve des dunes. Comme son nom le dit, on la trouve souvent sur les dunes, mais aussi dans d'autres endroits sableux de la côte. Comme le marais est souvent sableux, surtout en bordure du haut de plage, l'araignée louve est commune ici.

Après le spectacle qu'elle venait de m'offrir, je n'ai pas pu résister à l'envie de voir cette araignée de plus près et me suis approché les yeux au-dessus du trou. J'ai à peine eu le temps d'apercevoir la tête de l'araignée que déjà elle disparaissait plus profondément dans son tunnel.

Je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant l'adaptation de cet animal. Alors que la plupart des araignées tissent des toiles complexes, l'araignée louve se fait des tunnels où elle attend sa proie et n'a qu'à se jeter dessus! Et il y a d'autres avantages à vivre dans ce tunnel.

Tu le sais, il ne fait pas toujours très beau dans notre région. Imagine la vie de l'araignée à l'automne quand les grands vents et la pluie balaient le marais. L'araignée est bien à l'abri dans son tunnel et peut même choisir la température autour d'elle. S'il fait trop chaud comme en juillet sur le sable, elle descend plus profondément dans son trou. S'il fait juste bien, elle remonte plus près de la surface. S'il fait trop froid, elle descend encore plus profond. Bonne idée non!

Mais il y a d'autres avantages à vivre dans son tunnel. As-tu des idées?

Je te dis à la prochaine... N'oublie pas, la prochaine fois que tu vois un tunnel dans le sable, sois patient et tu verras peut-être une araignée louve des dunes. À moins qu'il ne s'agisse d'un tunnel d'un autre animal? Hum...? On en reparlera.


Semaine 7

Un petit bijou volant

Il y a beaucoup de choses qui m'émerveillent en nature. Une de celles-là est la beauté des papillons qui volent en nature. Imagine mon émerveillement la première fois que j'ai aperçu le cuivré des marais salés! Quel joli petit papillon, avec des teintes de noir et d'orangé! C'est en me promenant avec mon ami Denis, qui est aussi biologiste, que j'ai appris que ce petit papillon ne vivait que dans certains marais salés du Nouveau-Brunswick, du Québec et depuis peu de temps en Nouvelle-Écosse. On ne le rencontre nulle part ailleurs au monde!!! C'est notre trésor à nous, ici, au Nouveau-Brunswick.

Pourquoi penses-tu qu'on retrouve ce papillon seulement dans les marais salés?

On t'a peut-être déjà parlé de l'importance des marais salés et du besoin de protéger ces endroits ? C'est vrai que les marais jouent tous des rôles qui sont très importants en nature, comme le rôle d'éponge ou de lieu de naissance pour les poissons. Mais, tu vois, une autre des raisons qui les rends si fascinants et importants ce sont les animaux et les plantes spéciaux qu'ils abritent. Certains d'eux ne vivent que dans les marais. Alors, sans ces marais, où iraient ces animaux ?


Semaine 6

Au pays des cactus

As-tu dit cactus? Je vois d'ici tes yeux qui se plissent et tu te demandes si j'ai perdu la boule? D'accord, c'est vrai! Il n'y a pas de cactus comme tel dans le marais salé, mais...

Il y a des plantes qui sont très semblables au cactus. Oui, des plantes spéciales qui, comme les cactus, ont des moyens vraiment peu ordinaires de résister aux conditions de sécheresse. Oui, oui, sécheresse! Pourtant, tu me diras qu'il y a de l'eau en abondance dans le marais. Et c'est vrai, mais dans le marais salé, l'eau est salée. Et, pour une plante, le fait d'avoir les racines dans l'eau salée veut dire se battre sans arrêt pour conserver son eau. Pourquoi?? C'est la nature des cellules qui veut cela. Quand une cellule (de plante ou d'animal) est dans l'eau salée, elle perd de l'eau. C'est un phénomène appelé osmose.

Mais tout cela pour dire que, le fait de vivre avec les racines dans l'eau salée c'est un peu comme vivre dans un désert. Alors, les plantes des marais salés au cours de l'évolution se sont adaptées à cela par des moyens comme ceux que les cactus ont développés. Par exemple :
-réduire la grosseur de leurs feuilles pour éviter de perdre de l'eau et même avoir des feuilles transformées en aiguilles. La salicorne (tétine de souris) a de très petites feuilles collées à sa tige;
-certaines plantes ont des genres de glandes pour éliminer ou suer le sel. La spartine alterniflore par exemple a souvent les feuilles recouvertes de sel. Passe ton doigt dessus et tu verras le sel blanc sur tes doigts. C'est une façon d'éviter le dessèchement par le sel;
-d'autres plantes placent beaucoup de sel dans leurs racines ou tissus, ce qui encourage l'eau à entrer dedans (encore par osmose mais cette fois inversée). C'est pourquoi la salicorne est salée.

En terminant, je ne peux te parler de marais et de cactus sans te parler de la plante du marais qui a vraiment l'apparence d'un cactus. C'est la soude commune. Cette petite plante est, comme la salicorne, gonflée d'eau, mais en plus elle est très épineuse, tout comme les cactus. C'est une plante qui a été amenée d'Europe il y a longtemps et elle vit maintenant et aussi dans plusieurs déserts du monde, comme le désert de Sonora au sud des États-Unis. J'ajoute quelques images ci-dessous pour que tu puisses la chercher quand tu retourneras au marais.

Y a-t-il d'autres plantes que tu as vues dans le marais et qui ressemblent à un cactus? Laquelle?


Semaine 5

L'eau qui bouge

Si tu es le premier à arriver sur le bord d'une mare d'eau ou sur la côte tout près d'un marais, approche-toi tout doucement en regardant attentivement la surface de l'eau. Tu la verras peut-être s'agiter et bouillonner comme si elle se mettait à danser tout à coup. C'est de la magie?

Pas tout à fait. C'est que tu viens d'apercevoir le mouvement d'une des créatures les plus abondantes dans l'eau du marais. C'est le choquemort ou comme les Acadiens l'appellent, le barbot.

Le choquemort est un petit poisson qui mesure à peu près 5-10 centimètres. Il n'est pas gros mais, comme le mouvement te l'a peut-être indiqué, il est abondant.

Dans les eaux pourtant peu profondes entourant le marais, on peut en trouver des centaines, voire des milliers. Pourquoi? C'est que le choquemort est très résistant. Il peut vivre dans l'eau très froide comme dans l'eau très chaude, ce qui est le cas dans les eaux peu profondes en été. En plus, le choquemort peut vivre dans des eaux à salinité variable. Qu'est-ce que cela veut dire? Bien, dans les marais après de grandes pluies, l'eau n'est pas très salée (douce) et plusieurs poissons qui ne vivent que dans l'eau salée ne pourraient y vivre. À l'opposé, à marée haute, quand la mer inonde le marais, l'eau est très salée et des poissons qui ne vivent que dans l'eau douce ne pourraient vivre ici. Mais, le choquemort tolère toutes ces conditions, et plus encore. Le choquemort vit également dans de l'eau où il y a très peu d'oxygène. Il arrive à respirer même dans les petites mares d'eau stagnante et chaude avec peu d'oxygène. C'est un dur à cuire ce petit choquemort!

Oui, un dur à cuire! Mais, il ne peut quand même résister au bec du Martin-Pêcheur ou du grand héron qui sont experts à la pêche. Enfin…manger et être mangé…c'est la loi de la nature!


Semaine 4

Le symbole du marais

S'il y a un oiseau qui représente bien le marais, c'est le grand héron. Pourtant le grand héron ne niche pas directement dans le marais et ne vit pas non plus dans sa végétation. Alors est-il vraiment un bon ambassadeur du marais? Qu'en penses-tu?

Regardons de plus près la vie du grand héron et comment sa vie dépend de celle du marais. Le grand héron se nourrit de petits poissons et petits crustacés qu'il trouve dans les eaux peu profondes des cuvettes de marée ou des estuaires. La présence et l'abondance de sa nourriture dépendent directement du marais puisque, comme tu le sais maintenant, le marais est une vraie pouponnière, c'est-à-dire un endroit où plusieurs de ces poissons et crevettes naissent et grandissent. Pour cette raison, le héron n'est jamais très loin de la côte et des marais.

Pour ce qui est de son nid, le héron niche dans les arbres et il n'y a pas d'arbres dans les marais salés. Toutefois, il y en a souvent à proximité ou même juste à l'arrière du marais et si le lieu est peu accessible aux humains et autres prédateurs, le héron s'y installe souvent. Ce grand oiseau se construit une plate-forme en haut des arbres avec des branches sèches. Et il n'est pas seul! Le grand héron aime nicher en colonies, c'est à dire avec d'autres grands hérons. Ces colonies isolées sont souvent situées sur des îles. Il y en a une sur l'île de Cocagne, pas très loin de chez toi.

Toutefois, le grand héron, même s'il vit près de nos marais, habite aussi dans d'autres milieux humides comme les marais d'eau douce, les tourbières ou près de cours d'eau comme des rivières ou des lacs. C'est pourquoi il est commun partout au Canada.

Alors est-il toujours un l'ambassadeur du marais à tes yeux? Y-a-t-il une autre espèce que tu trouves plus appropriée pour ce titre? Laquelle et pourquoi?



Semaine 3

Tout est relié

Tu sais, en sciences, on sépare souvent les choses pour mieux les comprendre. On a décidé en classe, par exemple, d'étudier les marais. On t'a parlé du marais comme s'il était un morceau distinct, séparé des autres régions ou écosystèmes en nature. En réalité ce n'est pas tout à fait le cas.

En nature, tout est rattaché ensemble et rien ne peut fonctionner de manière séparée. Prenons le marais salé comme exemple. Oui, on peut dire pour se comprendre, que le marais débute à la mer et se termine là où la marée ne se rend plus. Toutefois, ce morceau de nature qu'on appelle marais ne fonctionne pas tout seul. Le marais et la baie à l'avant par exemple, se nourrissent l'un l'autre. Voici comment cela fonctionne:

- quand la marée monte, l'eau de mer laisse des plantes et des algues sur le marais. Ces algues vont être " mangées ", décomposées par les bactéries du marais. Ces bactéries qu'on ne voit pas avec les yeux tellement elles sont petites sont très nombreuses. Tu sais qu'elles sont là et très actives à cause de l'odeur de " pet " du marais. Tu l'as senti? Alors c'est que le marais fonctionne!

Mais ce n'est pas tout. Le marais à son tour va nourrir la baie. Comment? Quand les bactéries ont fait leur travail, cela fabrique plein de nourriture pour les petits poissons, crevettes et autres animaux de la baie. Alors quand la marée est haute et inonde le marais, ces petites créatures viennent se régaler! C'est vrai que le marais est un garde-manger pour les animaux!

Alors, tu vois, le marais, la baie et même d'autres écosystèmes sont très liés. Ils fonctionnent ensemble. Quand tu retourneras au marais, tu verras les algues et plantes déposées par la marée. Pense aux petits poisons et autres animaux qui vont se régaler. Maintenant je te pose une question :

Est-ce que le marais lui aussi fait quelque chose pour les champs ou la forêt derrière lui? Hum… N'oublie pas! Tout est lié.


Semaine 2

Les cousines spartine

La semaine passée je vous ai parlé de bandes de couleurs que l'on voit dans le marais et comment chacune de ces bandes ou zones est formée par une seule espèce de plante.

Il y a dans les marais trois cousines qui vivent justement dans trois zones très distinctes. Ce sont les cousines spartines. Les spartines sont des plantes qui ressemblent à du foin (famille des graminées) mais qui sont bien adaptées à vivre avec les racines dans le sol salé des marais de la côte.



Toutefois, les trois cousines sont différentes. Elles ne sont pas identiques, ça c'est sur, mais aussi elles ne sont pas toutes aussi bonnes pour résister à de l'eau salée. C'est pourquoi, dans le marais, elles ont chacun leur zone, leur région où elles poussent et ainsi elles se mêlent très peu.

La zone la plus basse du marais, souvent la plus près du bord de la mer, est le lieu où vit la spartine alterniflore. Cette spartine est d'un vert un peu plus pâle et a des feuilles qui sont de plus d'un centimètre de largeur.

Juste derrière cette première zone se trouve la partie principale du marais qui est un terrain assez plat et qui est recouvert d'une herbe courte et souvent couchée. C'est la spartine étalée. Elle est très délicate avec ses feuilles très étroites et son allure plus courte.

Loin derrière, à la limite de marais salé, on retrouve la dernière des cousines, celle qui aime le moins l'eau salée, c'est-à-dire la spartine pectinée. Elle est beaucoup plus haute que ses deux cousines et sa tige, avec un épi divisé en parties, se dresse à plus d'un mètre de haut.

Quand tu retourneras dans le marais, jette un coup d'œil sur ces cousines. Avec les indices que je t'ai donnés, tu pourras identifier les trois cousines spartines.


Semaine 1

Différentes teintes de vert…

Le marais n'arrête pas de me fasciner. Les premières fois que j'ai visité un marais salé, je n'avais rien remarqué de spécial au sujet des plantes du marais. Oui, je savais que les plantes du marais sont spéciales en étant bien adaptées pour survivre dans des conditions difficiles comme l'eau salée qui les inonde, mais là s'arrêtaient mes connaissances.

Après plusieurs visites, mon attention a été attirée par les différentes teintes de vert dans le marais. Chaque zone de différente couleur est composée en grande majorité par une seule sorte de plante! C'est très différent. Pensons à la forêt ou aux champs dans lesquels la plupart du temps, les plantes sont mêlées. On trouve rarement un endroit où une seule sorte de plante vit.

Alors la prochaine fois que tu visites le marais, je t'invite à porter attention à ces zones de couleur. Visite en quelques-unes. Tu verras que chacune est composée d'une seule plante ou presque et, avec le temps, tu deviendras expert à les reconnaître de loin, seulement par la couleur. Tu pourras dire par exemple, ça c'est une zone de spartine, l'autre une zone de jonc et bien d'autres.