Sélectionnez un numéro pour voir l’extrait vidéo et lire la transcription


Question 4 : Quelle a été votre formation académique ou quel cheminement avez-vous adopté ?

Transcription


Bien disons que au début j’ai d’abord étudié dans une école qui s’appelait l’École d’art de Maredsous, à l’abbaye de Maredsous, qui était plus une école d’artisanat, où on travaillait le métal, le bois. Y’avait un atelier d’orfèverie. Là j’faisais la céramique et la peinture. Je me souviens qu’on faisait beaucoup de peinture même en dehors des cours. J’avais un ami polonais qui ne parlait pas beaucoup français. D’ailleurs à un moment donné je parlais français comme un Polonais parce que j’étais tellement influencé par lui, et lui peut-être par moi. C’était un nom… Binski et il était très talentueux pis on était de bons amis. Et après ça j’suis allé à une école privée, une école qui préparait l’examen de La Cambre, une école que j’ai fréquentée aussi en Belgique. Mais qu’est-ce qui a été vraiment pour moi un tournant important c’est après quelques années d’enseignement ici à l’Université de Moncton, j’ai eu un congé sabbatique et là j’ai eu l’occasion de faire une maîtrise en photographie à Rochester, Campus Buffalo, qui était une école où y’avait beaucoup de Juifs et ça fonctionnait d’ailleurs un peu comme un kibboutz, cette école-là. On payait des frais de scolarité mais un peu moins que dans les autres universités américaines parce qu’on devait passer au moins une journée et demie par semaine à faire ce qu’on appelle un «work study», donc à payer nos études. Et là j’étais en charge de l’imprimerie, de faire tous les imprimés de l’école. D’autres travaillaient sur un magazine qui s’appelle After Image, d’autres s’occupaient du nettoyage, etcetera.