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Question 14 : Pourquoi demeurez-vous en Atlantique au lieu de vous établir dans un milieu où vous pourriez avoir accès à un plus grand réseau de diffusion de votre création ?

Transcription


Moi je crois que je reste ici...Premièrement, j’ai un emploi depuis une trentaine d’années. J’ai jamais eu l’intention ni le désir d’aller dans une grande ville. J’adore d’aller dans une grande ville, j’adore d’aller à New York 4-5 jours, 6 jours pis de revenir. J’adore d’aller à Montréal ou d’aller à Londres ou à Bruxelles et de revenir. Peut-être le fait que j’ai passé les 22 premières années de ma vie dans une grande ville. Non j’crois que j’pourrais pas ne pas vivre au bord de l’eau aussi, au bord de la mer. La mer c’est un peu comme le désert, ça change tout le temps, ça gèle, y’a de la vague, y’a pas de vagues, c’est lisse comme un lac. C’est une nature qui bouge à tous les jours. Moi j’crois que peu importe où on est, l’œuvre qui est faite par un artiste, que ça soit moi ou un autre, va être diffusée. À mon avis si l’œuvre est importante et assez valable, y’a toujours quelqu’un qui va la diffuser. Comme personnellement j’ai vendu beaucoup d’œuvres dans la région, ici, au Nouveau-Brunswick. Mais j’veux dire y’a des gens qui s’occupent de la diffusion de mon travail, que ça soit la galerie Studio 21 de Halifax, et ça veut pas dire qu’elle vend à Halifax, elle s’occupe de vendre dans le reste du Canada. J’ai une autre agence, ou j’avais un marchand à Montréal qui s’occupait d’écouler mes sérigraphies que j’avais fait dans un nombre volumineux d’éditions et de nombres. Non, j’crois que y’a eu des grands artistes qui sont restés en Atlantique, que ça soit Pratt ou Colville, et leur oeuvre s’est diffusée nationalement ou internationalement.