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Question 12 : Y a-t-il eu des événements marquants qui ont influencé votre carrière ?

Transcription


Moi j’crois quand j’suis allé faire ma maîtrise, ça m’a marqué beaucoup parce que premièrement, j’suis allé faire cette maîtrise aux États-Unis où j’connaissais pas un mot de l’anglais. Surprennement j’ai été accepté et pourtant y fallait connaître la langue anglaise. Mais pour toutes sortes de circonstances, je crois qu’ils trouvaient intéressant d’avoir un Canadien. J’suis Canadien même si j’suis né en Belgique mais ça fait longtemps. C’est un peu drôle de dire que j’suis Canadien, avec l’accent que j’ai. Donc quand j’suis arrivé à Rochester ça m’a vraiment marqué parce que ç’a été un choc. Premièrement j’étais dans une école où j’parlais pas la langue alors la première chose que normalement on fait c’est d’apprendre la langue pour pouvoir suivre ce qui se passe. Moi je me suis plutôt amusé, j’ai commencé à enseigner le français à tous mes collègues de classe, Je donnais des leçons de français visuel, c’est-à-dire j’faisais une photo d’une cravate pis j’écrivais la cravate, un pain, j’faisais une photo d’un pain pis j’mettais le pain pis après j’savais que le pain, ça devenait le beurre. Parce que quelqu’un m’avait dit, bien j’ai vu tes photos avec le pain et la crème glacée, pis c’était ice cream, J’ai aimé votre photo avec… Alors moi ça m’a marqué. Au début que j’étais là j’pensais, j’vais jamais pouvoir rester ici, j’connais pas la langue, j’sais pas qu’est-ce qui se passe. Mais après quelques mois ça s’est replacé, pis comme disait Nathan Lyon, le directeur de l’école, de toute façon la langue visuelle c’est du «mumbo jumbo», on est seuls à comprendre de quoi est-ce qu’on parle.