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Question 19 : Quelles sont les oeuvres dont vous êtes le plus satisfait.e et pourquoi en est-il ainsi ?

Transcription


Bien ça, c’est un petit peu comme…c’est malaisé d’en trouver une là. Sur le plan des projets monumentaux c’est sûr qu’y a des œuvres comme la fontaine du parc Tidal Bore à Moncton ici, le monument du père Clément Cormier, c’est des œuvres que j’sais quelle chance sociale que ç’a pris pour réaliser ces œuvres-là. J’suis content que qu’on ait pu les faire. C’est sûr que y’a eu des œuvres qui sont beaucoup plus contemporaines qui ont été réalisées ailleurs dans le même sens, mais en fin de compte, avec le contexte dans lequel je travaillais... Pis celles disons, au niveau futuristique, dont j’étais réellement content c’était la sculpture à l’hôtel de ville à Saint-Jean. C’est celle qui m’a créé le plus de problèmes, mais c’est le plaisir d’établir un lien avec un contexte environnemental. Donc ça c’est sûr que c’est des grandes satisfactions pour moi. Les autres c’est plutôt des séries. Disons j’peux pas dire: Bien c’est tel, tel paysage ou telle tête d’oiseau ou telle, tu sais? C’est des orientations en fin de compte. Dans les techniques particulières… Dans l’époque des plastiques moulés j’étais à peu près le seul au Canada, juste quelques autres artistes qui ont exploré ce domaine-là pis j’défie n’importe qui à prendre la collection pis voir comment que… Par contre Alan Jarvis avait dit des Maritimes, en 1957, qu’on était les «backwaters» de l’art canadien. J’ai été fouetté par cette chose-là moi, parce que j’me disais: Ok on va leur prouver qu’on est capable de faire des choses aussi d’avant-garde qu’ailleurs. Puis j’réalise ça, ici, pas moyen d’être représenté là-bas, ok. Donc piqué par le traditionalisme d’Évangéline, du passé acadien, et la frustration d’être pas considéré… à l’intérieur de ça, bien tu te débats comme un diable dans l’eau bénite, en fin de compte c’est ça que c’est.