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Question 17 : Selon vous, comment notre société pourrait-elle améliorer son appui à la diffusion et au développement des arts visuels ?

Transcription


Bien c’est pas compliqué ça. Premièrement y faudrait que… bien quand on parle de pays c’est le Canada, avec les institutions fédérales. J’ai été au Conseil des arts pendant trois années, de 1972 à 1975, brassé quand même pas mal de choses là. Ce qui arrive c’est que la Galerie nationale fait vraiment pas son travail au niveau…Ok y vont s’occuper peut-être des oeuvres d’art qui viennent d’ailleurs. Pis c’est bien d’amener ces choses-là ou avoir un groupe assez restreint d’artistes canadiens. Mais le rôle de la Galerie nationale, dans les années 1950 et 1960, était réellement important parce qu’y organisaient des expositions pis y saturaient à la grandeur du Canada. Maintenant y laissent ce rôle-là aux galeries locales, mais les galeries locales n’ont pas les ressources. On les admire, toutes les galeries des Maritimes et tout ça. Y’en a qui ont un peu plus d’argent que d’autres pis y’organisent des expositions, mais c’est toujours des tournées assez limitées. Donc à ce niveau-là, j’parle seulement pour les arts visuels là, à ce niveau-là, on souffre grandement de ce manque d’organisation fédérale. Sur le plan provincial, là aussi, même si ça évolue tranquillement, disons qu’y faudrait qu’il y ait beaucoup plus de ressources. C’est quand même assez intéressant de voir l’opinion publique. Ah les gens aiment la culture, ah ici la culture coûte rien. Nos politiciens en fin de compte… Si y’a un artiste de notre région qui a un succès quelconque, toute la gloire tombe sur la province, les politiciens et tout ça. Mais est-ce que les politiciens le méritent, est-ce que la province le mérite? Les gens le méritent. C’est sûr que la première satisfaction c’est de savoir que t’établis un contact avec quelqu’un, oui. Mais par contre faudrait que le public aussi sache, faudrait que le vouloir, faudrait que eux encouragent ou fassent des pressions sur les politiciens pour améliorer le système. Ça se fait toujours un petit peu, mais pas suffisamment pour le nombre d’artistes qui y’a présentement. Parce que dernièrement là, disons j’me répète un peu là, j’dis que c’est une ressource, les artistes, c’est vraiment une ressource renouvelable et qui est en pleine expansion, contrairement à d’autres industries, comme les poissons. Donc on est un poisson, toutes sortes de poissons, qui est beaucoup plus important qu’une morue.