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Question 20 : En regard de l’ensemble de votre œuvre, quelle réflexion portez-vous sur votre travail ?

Transcription


Que j’serais la chose la plus importante à arriver à la photographie canadienne. C’est très prétentieux mais j’me dis ça les matins. J’me dis: Non t’es right. Tu sais qu’est-ce tu fais, tu sais où ce tu t’en vas, pis le reste c’est des poseurs. Encore une fois c’est une question de confiance. Quand j’pense à mon travail c’est moi qui est en train d’apprendre à être confiant. J’ai toujours été tellement peu confiant en moi-même, j’fonctionnais très mal socialement. J’sais que j’suis une personne gentille mais j’suis très inconfortable aussitôt que j’ai besoin de parler à du monde, ça me «freak out». Mais quand j’regarde mon art pis quand j’ai vraiment regardé à qu’est-ce que j’fais, j’ai vraiment confiance, j’me sens bien pis j’sens que mon travail a une certaine importance. Ça c’est tout de suite, assis devant une caméra avec des gens que j’me sens très confortable à être un peu égoïste avec. C’est comme ça que je réponds. À part de ça, j’pense que j’suis juste un artiste parmi d’autres, mais j’aimerais de croire que chaque artiste a des moments où y pensent qui sont «the best thing since sliced bread» parce que c’est ça la plus belle satisfaction qu’on a de notre travail. C’est quand qu’on fait quelque chose pis on se dit: Personne d’autre qu’a pensé à ça ! C’est ces moments-là que j’considère des accomplissements. Mais j’suis convaincu qu’une bonne journée quand j’aurai des moments comme une exposition à la galerie nationale ou un exposition à New York, ces choses-là vont toutes être vraiment importantes mais y seront jamais autant importantes que les petits moments où ce que j’vas: Ah jeez, j’suis un génie! Ça c’est vraiment des bons moments, so ça serait ça mon accomplissement préféré.