Sélectionnez un numéro pour voir l’extrait vidéo et lire la transcription


Question 17 : Selon vous, comment notre société pourrait-elle améliorer son appui à la diffusion et au développement des arts visuels ?

Transcription


En mettant des ressources sur la diffusion pour dix ans. En parlant de brûler des ponts j’ai brûlé des ponts avec bien des artistes en ayant le point de vue que j’suis pas d’accord que le Conseil des arts donne de l’argent aux artistes. J’suis juste pas d’accord parce que j’préfèrerais que ça soit les galeries. Si qu’on était pour me payer un cachet substantiel pour faire une exposition, si que des projets comme le projet des musées virtuels recevrait des fonds importants pour faire des choses impressionnantes, des choses incroyables, ces fonds-là se trouveraient à descendre jusqu’à l’artiste. C’est sûr qu’y a une période entre la fin des subventions et le début des «subdiffusions» que les artistes souffriraient, se plaigneraient. J’trouve vraiment que en donnant les moyens aux artistes de créer leurs œuvres que on n’est pas en train de faire quelque chose d’intelligent avec nos fonds. C’est pas un investissement à ce niveau-là c’est tout simplement un «hand-out» comme qu’y disent en anglais. Tandis que si qu’on investit dans nos institutions de diffusion, nos institutions de diffusion seront capables de traiter nos artistes de la façon que nos artistes devraient être traités. Ça forcerait nos artistes à être des professionnels, de croire dans leurs idées, pas tout simplement faire des idées parce qui y’a une bourse ou parce qu’on peut avoir des sous si notre idée suit un certain cheminement. Alors si que notre société veut vraiment être sérieuse par rapport à l’art, y faut qu’on subventionne la diffusion, y faut qu’on mette l’art où les gens vont le voir. Quand les gens vont regarder à l’art, quand les gens auront l’art tout autour d’eux autres, le reste va se prendre garde. C’est pourquoi qu’en Europe la culture occupe une place si importante. C’est juste parce que tu peux pas lancer une pierre sans taper un Da Vinci, c’est partout partout partout partout partout. C’est ça qu’on a besoin de faire ici, y faut qui ait de l’art partout où ce qu’on regarde, et là ensuite nos artistes vont connaître le genre de vie qu’un artiste devrait avoir.