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Question 14 : Pourquoi demeurez-vous en Atlantique au lieu de vous établir dans un milieu où vous pourriez avoir accès à un plus grand réseau de diffusion de votre création ?

Transcription


Bien, la question qui se pose c’est que j’ai t’y besoin vraiment d’avoir un plus grand réseau? Bien j’ai déjà habité deux ans à Toronto, j’ai habité deux ans à Montréal. À Toronto j’étais moins dans les arts, j’étais plus un participant de loin. Pendant que j’étais à Montréal bien j’étais vraiment… j’avais un studio pis j’travaillais, j’travaillais avec d’autres, avec des amis dans un studio pis j’courais les galeries pis j’courais les expositions pis j’fréquentais beaucoup d’artistes. Y’a différentes raisons j’suppose. Moncton c’est pas Montréal pis Montréal c’est pas Moncton. Moi j’sens pas le besoin d’avoir… j’vais pas faire une meilleure peinture parce que j’habite à Montréal, j’pense pas en tout cas. Quand j’étais là, y’avait un monsieur qu’est venu voir mon travail pis j’avais fait différentes peintures pis j’avais comme des peintures de Moncton pis j’avais des peintures de ma production de Montréal. À un moment donné ça avait tombé un peu plus disons dans le noir, pis y’avait beaucoup de tonalités vraiment foncées. Pis là y’a gardé une peinture de Moncton pis là ceux-là que j’avais fait de Montréal pis y’a dit, Ah bien ça c’est vraiment des belles peintures, celles-là y sont vraiment belles. J’avais l’impression j’étais influencé par quoi ce qui se passait un peu à Montréal, veut veut pas. On dirait que c’est foncé pis, bien, évidemment c’est mon opinion, j’crois qu’à Montréal, y sont fascinés par la mortalité. C’est bien sérieux pis c’est intellectuel au boute pis moi j’aime à croire que j’suis ça but en même temps, j’aime avoir une espèce de joie de vivre que j’trouve qui manque un peu dans les grands centres. Là c’est une question d’accepter ça. Quand j’ai déménagé à Montréal y m’ont toute dit, Faut tu sois icitte dix ans avant que tu deviennes un artiste. Bien moi j’me disais mon Dieu j’ai pas dix ans à perdre pour essayer de trouver quoi que ça prend pour être à la une de La Presse de Montréal. J’ai dit, Tant pis. J’trouve pas que c’est nécessaire.