Biographie de Francis Coutellier


Francis Coutellier est né en 1945 à Namur (Belgique). Après des études en arts visuels à Maredsous (1960-1963), il suit des cours de peinture et de céramique à l’École nationale supérieure d’architecture et des arts visuels (1963-1965, 1966-1967). Il a reçu une maîtrise en photographie de la State University of New York (1979). Par la suite, il participa à de nombreux ateliers : atelier de formation cinématographique avec Robert Frank, en 1983; atelier en reliure d’art avec Silvia Riennie, en 1990; atelier de formation intaglio par Pavel Skalnik, en 1991; atelier Polaroid Transfer à Image Work à Toronto, en 1995 et bien d’autres.

C’est en 1967, au CEGEP de Matane, au Québec, que Francis Coutellier entame sa carrière en enseignement. Il a été professeur au Département des arts visuels de l’Université de Moncton de 1969-2006 où il a principalement enseigner la photographie et le dessin et parfois, la peinture et la céramique. Son implication dans le domaine des arts visuels est notable. Il a assuré la présidence de la Galerie sans nom ainsi que celle du Conseil d’administration du Centre culturel Aberdeen (Moncton, Nouveau-Brunswick). Pendant quelques années, il a été directeur du département des arts visuels de l’Université de Moncton. Présentement, il siège sur le Comité canadien de sélection des boursiers du Commonwealth, du Gouvernement du Canada, des gouvernements étrangers et de l’Organisation des États Américains.

Fidèle à ses paroles « une exposition vaut mieux qu’un discours », Francis Coutellier a exposé ses oeuvres dans près de 200 expositions, dont plus de trente fois en solo, depuis sa première exposition à la Galerie du Disque Rouge à Bruxelles en 1964. Ses créations ont été présentées dans plusieurs régions du Canada, aux États-Unis, à Hong Kong, ainsi que dans de nombreux pays européens tels que la France et la Belgique. Nombreuses sont celles qui font désormais parties de collections publiques et privées dans ces différents pays. Coutellier a été bénéficiaire de plusieurs bourses et subventions, telles que celle du Conseil des arts du Canada ainsi que celle du Conseil de la recherche de l’Université de Moncton. Grâce à ses oeuvres, il s’est mérité plusieurs prix et distinction au cours des années.

Au courant des années 1970, Francis Coutellier s’est éprit de la photographie, ce qui a marqué un tournant dans sa carrière. La photographie, qui est, selon certains, « un médium propre à sa manière de penser », lui a donné un nouvel élan de création. C’est à ce moment qu’il a commencé à collaborer avec Serge Morin, Ph.D., professeur de philosophie à l’Université de Moncton, sur plusieurs projets. Cette collaboration a notamment donné, le livre Tropicartica (1981), les expositions Philographie (1983) et Blind Pain : une étude philographique sur la douleur (1989), ainsi que quelques articles publiés dans différents périodiques. Il s’agit, en fait, d’une collaboration entre un photographe et un philosophe qui « ont voulu unir deux systèmes à l’intérieur d’une même métaphore ».

En tout, Coutellier a publié huit livres depuis 1975 et quelques articles dans des magazines, tels que Philography (The Neglect of the Past) (1979), ainsi que dans des revues, telle que la Revue de l’Université de Moncton, en plus d’être lui-même le sujet de certains articles.

En 1989, Michael Christopher Lawlor, conservateur invité au UNB Arts Centre (Fredericton, Nouveau-Brunswick),a mis sur pied une exposition rétrospective de l’oeuvre de Francis Coutellier intitulée Francis Coutellier: Many Modes. Cette exposition, qui faisait un bref retour sur les premiers vingt ans de création de Coutellier, soit de 1969-1987, montre les multiples facettes de sa créativité et regroupait soixante-cinq de ses oeuvres. Elle a été présentée, pendant deux ans, dans différentes galeries d’art au Canada. Au début, il n’était question que d’une exposition de photographies, cependant, il en a été autrement. En effet, la diversité de mediums utilisés par Coutellier et la quantité considérable de son oeuvre ont fait en sorte que ce sont non seulement des photographies qui ont été exposées, mais aussi des peintures, estampes, sculptures, livres et tapisseries.

Depuis cette rétrospective, l’artiste n’a pas cessé de créer, d’exposer et de publier. À l’été 1997, il a terminé la création de l’oeuvre « Line » sur les lieux même de la Galerie d’art de l’Université de Moncton. Cette oeuvre est l’une des trois oeuvres de l’exposition À l’ombre d’Évangéline 1, soulignant le 150e anniversaire de la publication du poème Evangeline de Henry Wadsworth Longfellow.

S’inspirant d’événements spécifiques ou particuliers, collaborant ou ironisant, Francis Coutellier et ses oeuvres sont de plus en plus connus, tant au niveau régional et national, qu’international. Son implication, sa présence et sa production ont joué un rôle décisif dans le développement des arts contemporain en Acadie.