Biographie de Lionel Cormier


Lionel Cormier est né en 1944 à Colette (Nouveau-Brunswick). Sa famille déménagea à Moncton quand il eut deux ans. Après avoir étudié à l’école technique, il travaille pendant de nombreuses années comme inspecteur en électricité et chauffage ainsi que comme souscripteur pour une compagnie d’assurance, tout en peignant pendant ses temps libres. Ce n’est que depuis 1993 que la peinture est devenue son seul métier.

On peut dire que Cormier est un artiste autodidacte et ce, même s’il a suivi de nombreux cours en arts visuels à l’Université de Moncton et à la Mount Allison University de Sackville. Il affirme ne pas s’intéresser, dans son art, à la représentation du sujet et ne pas vouloir transmettre un message à travers ses oeuvres. Il refuse d’être catalogué peintre abstrait et préfère laisser passer l’émotion à travers ses oeuvres.

Premier artiste acadien à avoir été reçu pour une durée de six mois à Poitiers, en France, Cormier y a partagé l’atelier de l’artiste poitevin Jean-Pierre Nestler. Ayant grandement apprécié ce séjour, il y est retourné quatre mois seulement après son retour au Nouveau-Brunswick.

Oeuvrant également dans le domaine de l’estampe, même s’il se considère peintre avant tout, Cormier a été choisi en 1997, dans le cadre d’un projet d’échange entre le Québec et le Nouveau-Brunswick, pour réaliser des oeuvres à Québec à l’atelier d’estampe Engramme.

Lors d’une de ses expositions, Cormier écrivait que « l’oeuvre d’art répond à un besoin d’interaction que nous avons et qui a pour but de satisfaire la soif que nous avons pour le pouvoir créatif d’un silence . . . un silence auquel nous arrivons en se rapprochant et en découvrant tous les choses de l’univers. Je vous invite à trouver dans l’oeuvre d’art une partie de ce silence . . . »

Depuis 1984, Lionel Cormier a exposé à plusieurs reprises au Nouveau-Brunswick, en Ontario et en France. Ses oeuvres font partie des collections du Conseil des arts du Canada, de la Province du Nouveau Brunswick, de l’Université de Moncton, de l’University of New Brunswick de Fredericton, de la compagnie Assomption Vie de Moncton, de NBTel, de la Toronto Dominion Bank, de la Financière Banque Nationale, de la Ville de Moncton, ainsi que de plusieurs collections privées.