Biographie de Jennifer Bélanger


Jennifer Bélanger est née en 1974 à Campbellton (Nouveau-Brunswick). En tant que peintre et graveure, elle cherche à raconter. Ses images ensorcelantes, remplies de personnages anthropomorphiques sont, selon son expression, des bonbons doux amers pour les yeux.

Diplômée en arts visuels de l’Université de Moncton en 1977, elle a également suivi, en 1991, des cours de dessin et de théâtre au Summer Art Program de l’Université de l’Alberta. Très impliquée dans la communauté culturelle de la région métropolitaine de Moncton, elle a été, entre autres, coordonnatrice de la programmation à la Galerie Sans Nom (1999-2001) et elle est présentement directrice de l’atelier d’estampe Imago, centre d’artistes autogéré sans but lucratif situé au Centre culturel Aberdeen de Moncton.

Bélanger à participé à de nombreuses expositions, au Nouveau-Brunswick, dans diverses régions du Canada et en France. Parmi les expositions de groupe, notons Y a pas d’vaches sacrées icitte (1999) et Évangéline (2002) à la Galerie d’art de l’Université de Moncton, Géographie du regard (2004) et Symposium international (2004) en France, Atlantic Scene Festival (2003) à Ottawa. Elle a aussi participé à quelques projets de séjours en résidence, dont Extentions Intimes Échangeur (2000) à Moncton et Histoire de Sens Échangeur II (2001) à Rouyn-Noranda (Québec).

Parmi ses expositions solo ou en duo, il y eut Toupie (2002), Training Wheels (2002) et Oxford, the Blueberry Boy and Friends (2003).

En 2002 et 2003, Bélanger a reçu une subvention dans le cadre des Programmes de subvention à la création et d’aide aux artistes en début de carrière (Province du Nouveau-Brunswick).

Faisant constamment référence à son imaginaire enfantin dans ses créations, Bélanger met en scène des personnages de type Barbie désabusée, ou des poupées malicieuses et espiègles. Loin des réclamations féministes adultes considérées comme étant « plus sérieuses», elle se consacre à dépeindre des histoires, qui sont loin des contes de fées,  par l’entremise d’univers quotidiens miteux et sarcastiques. Par ses propos, Bélanger vise essentiellement à bousiller la joliesse et à dénoncer le statut en abîme des filles dans notre société.