Biographie de François Gaudet


François Gaudet a obtenu un baccalauréat en beaux-arts au Emily Carr Institute of Art and Design (Vancouver), avec des concentrations en photographie et en peinture (1990). Il a aussi étudié à l’Université Sainte-Anne (Pointe-de-l’Église, N.-É., 1977-78), à l’Université Simon Fraser (Burnaby, 1980) et au San Francisco Art Institute (1989).

Il a exposé en solo et en groupe dans plusieurs provinces canadiennes, à San Francisco et en France. Mentionnons l’Exposition/Rétrospective des arts visuels en Acadie, tenue lors du Congrès mondial acadien (1994), De y’ou-ce-que j’viens (Paris, 2003) et Géographie du regard (Festival interceltique de Lorient, France). Ses photographies ont été reproduites dans plusieurs périodiques.

Gaudet fut membre du comité de la Galerie Père-Léger-Comeau de l’Université Sainte-Anne, du Conseil culturel et du Conseil des arts de la Nouvelle-Écosse, du Conseil des arts de la Baie (N.-É.). Il a reçu des bourses du Conseil des arts de la Nouvelle-Écosse (1997, 1998, 2000) et du Conseil des arts du Canada (1999). Il s’est mérité le Prix Grand-Pré du ministère de la Culture de la Nouvelle-Écosse (1983) et le Prix Gonzague du Conseil culturel de la Nouvelle-Écosse.

La pratique artistique de François Gaudet trouve ses racines dans son patrimoine acadien et dans les circonstances de l’exil et du retour qui définissent ce patrimoine. Il aborde les questions du déplacement, de la désorganisation, de la transgression et de l’hybridation, dans l’objectif d’énoncer, à ses propres fins, ce qui constitue sa « patrie ».

Gaudet a hérité de la collection de négatifs de son père, un photographe dans la marine américaine pendant la Deuxième Guerre mondiale. À son retour à la Baie Sainte-Marie, en 1945, son père rapportait avec lui « le pesant fardeau de l’atrocité dont il avait été le témoin visuel. En guise d’antidote, d’exorcisme et de consolation, il s’est alors mis à saisir en images photographiques la vie de sa communauté acadienne dans ses plus petits détails. »

François Gaudet considère la photographie imprimée non pas comme un produit fini, mais comme un « canevas offrant tout un univers de possibilités de manipulation avec de la peinture et d’autres matériaux ». L’épreuve photographique devient ainsi palimpseste, « l’instant historique saisi par l’exposition photographique et le temps présent de mes interventions forment deux couches qui finissent par se fondre en une espèce de présent continu... soudainement réveillées dans une époque nouvelle. »