Biographie de Marie Hélène Allain


Marie Hélène Allain est née en 1939 à Sainte-Marie de Kent (NB). Vers l'âge de dix ans, elle commence à suivre des cours d'art avec Jeanne Léger, une artiste de l'endroit. Après avoir complété sa douzième année, elle entre, à seize ans, au couvent des Religieuses de Notre Dame du Sacré-Coeur où elle termine son noviciat. Elle prononce ses voeux temporaires en 1958 et ses voeux perpétuels en 1961. Heureusement, sa communauté religieuse l'encourage fortement à développer ses aptitudes dans le domaine des arts plastiques. En 1958-1959, elle étudie à l'École normale et reçoit son brevet d'enseignement du Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.

Désirant poursuivre ses études dans les arts visuels, elle complète, tout en enseignant, un baccalauréat ès arts à l'Université de Moncton (1966). À la même époque, elle suit des cours d'été non crédités dans les arts plastiques à Queen's University de Kingston en Ontario. En 1967, elle entre à l'École des Beaux-arts de Montréal. C'est à cet endroit qu'elle découvre la sculpture, qui devint, par la suite, une passion. Elle termine, en 1971, son baccalauréat spécialisé en arts plastiques, option sculpture de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

En 1978, Marie Hélène Allain fait un stage de huit mois en Europe, dont six mois de perfectionnement en sculpture à Pietrasanta (Italie) et deux mois à visiter des centres d'arts européens. En 1987, elle suit un stage de cinq mois à Montréal consacré à diverses activités artistiques, et, en 1990, elle se perfectionne pendant une année en France. Elle participe aussi à deux reprises (1990 et 1992), à la conférence internationale de la sculpture.

Après avoir terminé son deuxième baccalauréat, elle partage son temps entre l'enseignement et la création. Elle enseigne pendant trois ans, à temps partiel, l'expression artistique dans les écoles publiques du comté de Kent. Ensuite, elle enseigne, toujours à temps partiel, des cours de sculpture et de didactique en expression artistique à la Faculté des sciences de l'éducation ainsi qu'à l'Éducation permanente de l'Université de Moncton jusqu'en 1979. Par la suite, elle se consacre entièrement à la sculpture sauf pour quelques années pendant lesquelles elle reprend l'enseignement à l'Université du Québec à Montréal (1987) et l'enseignement de la sculpture au département des arts visuels à l'Université de Moncton (1988-1989).

Bien qu'elle expose depuis 1972, ce n'est qu'en 1976 qu'a lieu, à la Galerie d'art de l'Université de Moncton (GAUM), sa première exposition majeure. En tout, elle participe à près de 50 expositions, parmi lesquelles plus de 20 en solo et quelques unes itinérantes présentées au Canada, en France, en Italie ainsi qu'aux États-Unis. Parmi ses expositions, notons celles à l'Exposition Olympique du Nouveau-Brunswick (1976), Place Bonaventure à Montréal, Scultori e Artigiani in un Centro Storico (1978) à Pietrasanta en Italie, et celle au Musée de Châtellerault (1991) en France.

Ses sculptures font partie de plusieurs collections publiques et privées. Elle a réalisé, au cours des années, quelques oeuvres sur commande dont celles pour le Market Square (1983) de Saint-Jean, la Galerie d'art Beaverbrook (1985) à Fredericton, et le Centre d'oncologie de l'Hôpital Dr Georges-L.-Dumont (1994) situé à Moncton. Elle a également réalisé le prix du public, intitulé La vague, décerné au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), pendant quatre ans soit de 1993 à 1997. En tout, sa production artistique comprend déjà plus de 130 oeuvres.

Son objectif principal est de faire vivre la matière inerte et d'étudier la symbolique de la pierre en assemblage avec plusieurs autres matériaux. Elle affirme même que la sculpture est sa vocation.

Marie Hélène Allain a été boursière du Conseil des Arts du Canada et, à quelques reprises, de la province du Nouveau-Brunswick. En 1996, elle fut récipiendaire du Prix Strathbutler pour l'excellence dans les arts visuels au Nouveau-Brunswick. En 2001 elle a remporté le prix Éloize pour l'artiste de l'année en arts visuels.

Par ailleurs, elle a été l'une des trois principaux organisateurs de l'Exposition / Rétrospective des arts visuels en Acadie lors du Congrès Mondial Acadien tenu en 1999. Il s'agissait alors de « la plus grande exposition d'Arts visuels en Acadie » où, en tout, au-delà de 230 oeuvres couvrant l'histoire de la peinture, sculpture, gravure, photo et céramique acadiennes et regroupant environ 120 artistes, ont été exposées.

Il est à noter que Marie Hélène Allain a remporté la médaille d'or, catégorie sculpture, aux troisièmes Jeux de la Francophonie qui ont eu lieu à Madagascar en 1997, avec son oeuvre intitulée Danser sa liberté. Notons également qu'en 1994, Marie Hélène Allain fut le sujet d'un livre intitulé Marie Hélène Allain : La symbolique de la pierre / The Symbolism of Stone publié aux Éditions d'Acadie.